L’Egypte réussi à mobiliser 5 milliards de $ sur le marché international des capitaux : un record
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Denys Bédarride
mercredi 3 juin 2020 Dernière mise à jour le Mercredi 3 Juin 2020 à 07:25

Le gouvernement égyptien est parvenu à mobiliser un montant record de 5 milliards $ sur le marché international des capitaux, via l’émission d’un eurobond qui a été sursouscrit plus de 4 fois. En effet, les demandes des investisseurs pour les titres émis par ce pays ont atteint 22 milliards $, selon des informations rapportées par des médias égyptiens. C’est la première fois que le pays mobilise un tel montant en une opération.

Trois tranches d’émission ont été proposées aux investisseurs provenant de plusieurs régions, y compris l’Afrique. La première d’un montant de 2 milliards $ arrivant à maturité en 2050 a généré un rendement de départ de 8,875%. La deuxième de 1,25 milliard $ devra être remboursée dans quatre ans, et a reçu un taux de départ de 5,75%. La troisième enfin, de 1,75 milliard $, arrive à échéance en 2032 et a reçu un taux de 7,625%.

C’est la première sortie d’un pays africain sur le marché international des obligations en ces moments fortement marqués par la pandémie de Coronavirus. La forte demande des titres égyptiens confirme une quête des investisseurs pour des titres obligataires qui apportent des rendements intéressants, mais il faut analyser cela dans le contexte actuel. Les banques centrales d’Europe et des Etats-Unis mènent actuellement des politiques monétaires qui font pression sur les taux, contraignant les investisseurs à se tourner vers des placements risqués.

Malgré l’appétit exprimé, on note que les taux d’intérêt exigés à l’Egypte restent élevés en comparaison avec ce qui est exigé des pays européens, où les gouvernements empruntent à des taux proches ou en dessous de zéro. Cela traduit aussi une sorte de deux poids deux mesures dans la gestion par les Etats-Unis de ses partenaires.

L’Egypte est contrainte d’aller sur le marché international des capitaux, alors que d’autres pays partenaires des Etats-Unis ont des accords qui leur permettent d’accéder à des dollars à des taux extrêmement faibles.

 

 

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