Maroc : Les contre-performances de la Bourse de Casablanca inquiètent les assureurs 
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Denys Bédarride
mardi 9 juin 2020 Dernière mise à jour le Mardi 9 Juin 2020 à 05:16

Les contre-performances observées sur la Bourse de Casablanca pourraient devenir une petite source d’inquiétude pour les assureurs au Maroc. En effet, avec les organismes de prévoyance et de retraite, ils représentaient à fin 2018, près de 50% de l’actif global des actions et des placements diversifiés sur le marché financier de ce pays. 

Après une légère remontée de +7,11% en 2019, le marché des actions de la Bourse de Casablanca vit actuellement des moments difficiles.

Au 27 mai 2020, la valorisation boursière des sociétés présentes sur la cote principale de ce marché financier a affiché une perte de 11,67 milliards de dirhams, soit environ 1,2 milliard $, selon des calculs effectués par l’Agence Ecofin avec les données du marché.

Cela représente une baisse de 18,4% par rapport à son niveau du début de l’année. Des données publiées par l’Autorité marocaine du marché des capitaux indiquent que l’essentiel de la baisse est survenu entre mars et avril.

Au total, ce sont 61 entreprises sur les 71 suivies sur ce marché qui affichent une valeur en baisse depuis le début de l’année. 8 d’entre elles affichaient à la clôture de la récente séance (27 mai 2020) une moins-value latente de -30% ou plus.

Un niveau situé au-dessus du seuil exceptionnel où le régulateur impose de faire des provisions (30%). Il est clair que pour les 5 premiers mois de l’année, les assureurs ont perdu de l’argent sur les placements en actions.

L’année n’est pas achevée et les choses semblent s’améliorer. Sur les 30 derniers jours, le nombre de sociétés cotées ayant connu des baisses de valeur boursière est de seulement 13 contre 54 hausses, selon des données de Capital IQ. Les investisseurs semblent avoir bien accueilli les premiers résultats publiés par les entreprises

Le régulateur du secteur des assurances a aussi pris des mesures exceptionnelles de provisionnement des risques qui donnent plus de flexibilité aux assureurs. 

Enfin, une part importante du placement des assureurs est effectuée sur les obligations qui sont moins volatiles en termes de flux de revenus.

Source Agence Ecofin mai 2020

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