Algérie : Le Président a confirmé que toutes les frontières du pays resteront fermées !
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Denys Bédarride
mercredi 1 juillet 2020 Dernière mise à jour le Mercredi 1 Juillet 2020 à 08:16

« Jusqu’à ce que Dieu nous libère du fléau du Covid-19 » toutes les frontières de l’Algérie resteront fermées. Le président Abdelmadjid Tebboune a ordonné, le dimanche 28 juin, ce « maintien de la fermeture des frontières terrestres, maritimes et aériennes » face à une flambée des cas de contaminations à la Covid-19.

Trois semaines après les premières mesures de déconfinement partiel, 305 nouveaux cas confirmés de coronavirus ont été détectés « ces dernières 24h », a indiqué dimanche le porte-parole du Comité scientifique de suivi de l’évolution de la pandémie de Covid-19. Un nouveau record quotidien pour le pays le plus touché d’Afrique du Nord.

L’Algérie fait pourtant partie des 14 pays retenus par l’Union européenne, ce 29 juin, dont les résidents seront autorisés à voyager sur le Vieux continent, dès le mercredi 1er juillet, assure le journal Les Echos. La réciprocité ne sera donc pas possible, après cette instruction du président Tebboune.

Casse-tête sans issue

La sagesse de cette décision du président Tebboune, passera-t-elle avec succès l’épreuve d’un quasi-arrêt des activités économiques ?

L’Algérie vit aujourd’hui au rythme d’une chute historique des cours des hydrocarbures, dont elle tire 92 % de ses recettes d’exportation et près des trois quarts de ses revenus budgétaires. Si l’on s’en tient aux dernières révélations de l’OMS, le monde va devoir apprendre à vivre longtemps avec le virus.

Se barricader relève dans ce contexte d’une mission suicide pour un pays pris entre le marteau du coronavirus et l’enclume de la crise économique.

Quid du front social ?

Confronté à une crise sanitaire et économique (contraction du PIB, baisse des réserves de change…) le pays maghrébin serait bien en peine aujourd’hui d’acheter la paix sociale, comme par le passé. Il a déjà réduit de moitié son budget de fonctionnement, une décision judicieuse qui ne manquera pourtant pas d’affecter les subventions à l’énergie.

La dégradation de leurs conditions de vie remettrait alors les Algériens dans la rue, au mépris, il faut le craindre, des règles de confinement. Un regain du Hirak n’est pas loin.

Pour rappel, les frontières de l’Algérie sont fermées depuis le 19 mars. Aux dernières nouvelles, le pays compte 13 571 cas de contaminations à la Covid-19 pour 905 décès.

Source Agence Ecofin juin 2020

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