Le Maroc fait de l’investissement dans le social une de ses priorités
#Actualite #AnalyseEconomique #Economie #MAROC
Denys Bédarride
vendredi 17 juillet 2020 Dernière mise à jour le Vendredi 17 Juillet 2020 à 07:15

Sur les 4 axes prioritaires que s’est fixés le gouvernement du Maroc dans sa Loi de finances rectificative, 2 concernent l’investissement dans le social. Mais le pays devra emprunter massivement pour honorer ses engagements, dont une part importante sur les marchés internationaux.

Le social est au cœur des priorités de la Loi de finances rectificative au Maroc, a pu constater l’Agence Ecofin d’une présentation du document dont elle a eu copie.

Premièrement, le gouvernement marocain veut accélérer la mise en œuvre de la réforme du système de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique, l’amélioration de l’employabilité des jeunes, l’amélioration et la généralisation des services de santé et la garantie de l’accès du citoyen à des services de santé de qualité ainsi que l’appui à l’accès des ménages vulnérables et de la classe moyenne à un logement décent.

Le deuxième axe concerne la réduction des disparités sociales et la mise en place des mécanismes de protection sociale. Cette orientation du gouvernement traduit une prise de conscience par le gouvernement des fragilités que connait le Maroc derrière son succès économique qui est souvent pris comme référence en Afrique.

Le Maroc entend toutefois poursuivre l’impulsion d’une nouvelle dynamique à l’investissement et au soutien de l’entrepreneuriat en vue d’accroître la croissance et la création de l’emploi, à travers, notamment, le soutien de l’investissement public, la promotion de l’investissement privé national et étranger. Il prévoit aussi de poursuivre les grandes réformes.

Mais ces différents engagements ont un coût. Le royaume prévoit d’emprunter jusqu’à 60 milliards de dirhams (environ 6 milliards $) sur les marchés internationaux des capitaux. C’est une hausse de près de 100% comparée aux prévisions initiales de la Loi de finances 2020. Cet ajustement inclut certainement la facilité de près de 3 milliards obtenue du FMI au début de propagation de la covid-19 dans le pays.

Avec les importations qui risquent de chuter, les besoins en devises se feront encore sentir.

Source Agence Ecofin juillet 2020 

 

 

Réagissez à cet article

Vos commentaires

Rejoignez la discussion

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *