Libye : Les pertes dues à la fermeture des installations pétrolières ont dépassé 6,5 Mds USD
#Actualite #AnalyseEconomique #AvisDExperts #Economie #Entreprises #VieDesEntreprises
Denys Bédarride
vendredi 17 juillet 2020 Dernière mise à jour le Vendredi 17 Juillet 2020 à 14:01

Le président de la Compagnie nationale pétrolière a remercié l’Ambassadrice de France pour son rôle en faveur de la reprise de la production pétrolière ; les pertes dues à la fermeture des installations pétrolières ont dépassé 6,5 Mds USD.

La Compagnie nationale pétrolière (National Oil Corporation – NOC) a annoncé que les pertes financières causées par la fermeture des installations pétrolières depuis janvier 2020 ont atteint 6,54 Mds USD au 6 juillet 2020. Par ailleurs le président de la NOC, Mustafa Sanalla, a déclaré 

« Au début de cette année, la NOC produisait en moyenne 1,22 M de barils par jour (b/j) et espérait porter la production à 2,1 M de b/j d’ici 2024. Nous estimons maintenant que la production baissera à 650 000 b/j en 2022, en l’absence d’un redémarrage immédiat de la production de pétrole et en raison de l’échec de l’État à fournir les budgets demandés pour relever les nombreux défis résultant du blocus ». 

En outre, dans une interview le 6 juillet 2020, M. Sanalla a remercié l’Ambassadrice de France pour son « rôle très positif » en faveur de la reprise de la production pétrolière et « pour faire avancer le dossier et le soumettre aux pays régionaux en particulier ». En parallèle, lors d’une conférence de presse conjointe avec le responsable de la politique étrangère de l’UE, Josep Borrell le 6 juillet 2020, le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlüt Çavuşoğlu, a accusé la France de soutenir le maréchal Haftar et de lui fournir divers soutiens militaires

Il a déclaré que la France a commencé à attaquer la Turquie après que Haftar ait perdu un terrain stratégique majeur en Libye, en partie grâce au soutien turc aux forces pro-GUN. Par ailleurs, selon l’Agence turque Anadolu, qui cite des sources syriennes, la Russie aurait envoyé 300 mercenaires, y compris d’anciens membres de l’Etat islamique, des régions sous le contrôle du régime de Bachar al-Assad dans l’Est de la Syrie, pour combattre aux côtés des forces pro-Haftar dans l’Est de la Libye. Certains de ces mercenaires seraient également des Iraniens et des Afghans. 

 
Source : Ambassade de France en Tunisie, Service Économique Régional Tunisie-Libye | Economic Service Tunisia-Libya
Direction générale du Trésor | French Treasury

 

 

Réagissez à cet article

Vos commentaires

Rejoignez la discussion

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *