Tunisie : Qui va remplacer Elyes Fakhfakh au poste de Premier ministre ?
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Denys Bédarride
lundi 20 juillet 2020 Dernière mise à jour le Lundi 20 Juillet 2020 à 07:34

Le président tunisien Kaïs Saïed a demandé aux partis et aux blocs parlementaires de présenter leurs candidats pour succéder à Elyes Fakhfakh au poste de Premier ministre.

C’est ce qu’a révélé la radio locale Mosaïque Fm (Privée), expliquant que la date limite de la soumission des noms des candidats a été fixée au 22 juillet.

Le 16 juillet, le président tunisien a annoncé avoir accepté la démission d’Elyes Fakhfakh du poste de Premier ministre et le début des consultations en vue de la désignation d’une nouvelle personnalité pour former un gouvernement.

En effet, Saïed a envoyé, mercredi, un message au président de l’Assemblée du peuple (Parlement) Rached Ghannouchi pour l’informer de son acceptation de la démission de Fakhfakh conformément aux exigences de l’article 98 de la Constitution.

Selon l’article 98 de la Constitution “la démission du Chef du gouvernement est considérée comme étant celle du gouvernement entier. La démission est présentée par écrit au Président de la République qui en informe le Président de l’Assemblée des représentants du peuple”.

Saïed a également envoyé un deuxième message à Ghannouchi, au sujet de la liste des partis, coalitions et blocs parlementaires, concernés par les consultations, conformément à l’article 89 de la constitution, dans le but de choisir la personne la plus apte à former un gouvernement”, poursuit le communiqué.

La présidence tunisienne avait annoncé, mercredi, que Saïed avait reçu la démission de Fakhfakh. De son côté, la présidence du gouvernement, a annoncé, mercredi, le limogeage des ministres d’Ennahdha.

Ainsi, Ahmed Gaâloul (Sports), Moncef Sliti (Equipement), Lotfi Zitoun (Affaires locales), Anouar Maârouf (Transports), Abdellatif Mekki (Santé) et Slim Choura (Enseignement supérieur) ont été démis de leurs fonctions.

Le limogeage s’inscrit dans le contexte de la crise croissante entre Fakhfakh et Ennahdha, qui a décidé d’entamer des consultations pour former un nouveau gouvernement, à la lumière des “soupçons de conflits d’intérêts” qui pèsent sur Fakhfakh, des soupçons infondés selon ce dernier.

Source Agence Anadolu

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