Tunisie : Les chefs d’entreprise affichent un optimisme prudent. 80% d’entre eux pensent que la situation économique va s’améliorer ou rester stable
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Denys Bédarride
lundi 1 mars 2021 Dernière mise à jour le Lundi 1 Mars 2021 à 11:14

La Chambre Tuniso-Française de Commerce et d’Industrie (CTFCI) vient de rendre publics les résultats de son enquête menée en février auprès de ses adhérents sur la conjoncture économique 2020-2021. 57% des entreprises ont accusé en 2020 une baisse de leur chiffre d’affaire. Les chefs d’entreprise s’attendent à un léger mieux en 2021.

Cette enquête avait pour objectif de recueillir l’appréciation des chefs d’entreprise sur la situation économique et ses perspectives, l’impact du covid-19 sur leurs activités, une projection sur 2021 et la mesure des facteurs de compétitivité. 

Au niveau du chiffre d’affaires, 57% des entreprises ont accusé en 2020 une baisse de leur chiffre d’affaire. Les chefs d’entreprise s’attendent à un léger mieux en 2021 : 35,6% d’entre eux prévoient une hausse de leur chiffre d’affaires ; 33,6% une stagnation et 30,4% une baisse. 

2020 a été marquée par un coup d’arrêt à l’investissement du au Covid-19, la situation politique et une baisse de l’attractivité de la Tunisie. 75% des entreprises ont procédé soit à une baisse ou une pause de leurs investissements. L’horizon pourrait s’éclaircir en 2021 avec 38% des entreprises qui ont l’intention d’investir. Toutefois 62% sont dans l’expectative. 

L’impact du Covid-19 a été fort ou très fort pour 43,7% des entreprises, moyen (40%), faible (13%). Ce qui s’est traduit par une diminution du chiffres d’affaires. 

Au niveau de l’emploi, pour 57% des entreprises, le Covid-19 n’a pas provoqué d’impact sur l’emploi. 29% ont même crée de nouveaux emplois. 29% des entreprises interrogées (textile, plastique, aéronautique et tourisme) ont soit gelé les salaires, procédé à des diminutions ou suppressions de primes et avantages. 

Un peu plus de 8 entreprises sur 10 ont été contraintes de réduire les heures de travail. 

Pour ce qui est de l’avenir, les chefs d’entreprise affichent un optimisme prudent. 37% d’entre eux croient à une amélioration, 43% une stabilisation, 20% à un détérioration. 

Concernant les facteurs de compétitivité, les plus grands risques pour le développement économique des entreprises au cours des douze prochains mois résident dans la persistance de l’instabilité politique (77,1%), le prolongement de la crise sanitaire (75,2%), l’instabilité fiscale (47,9%), la baisse de la demande intérieure… 

L’étude montre que 52% des entreprises positionnent la Tunisie comme un site très attractif (17%), moyennement attractif (35%), faiblement attractif (40%), non attractif (8%). 

Pour les chefs d’entreprise, la reprise économique et la restauration de la confiance dans le pays nécessitent : la stabilité politique ; l’amélioration de la situation sanitaire ; l’amélioration du climat des affaires et ce par le biais de la simplification des procédures administratives par leur digitalisation, la stabilité du cadre fiscal, un accès plus facile aux sources de financement, la réduction des délais de création d’entreprise. 

Créée le 18 septembre 1974, par des hommes d’affaires tunisiens et français, la Chambre Tuniso-Française de Commerce et d’Industrie (CTFCI), association de droit tunisien, est depuis plus de 40 ans au service des relations tuniso-françaises. Regroupant plus de 1 000 adhérents, tunisiens et français, elle a pour objet principal de promouvoir et de développer durablement les relations commerciales, industrielles et les services entre partenaires tunisiens et français.

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