En Afrique, le Maroc est le troisième marché pour le blé après l’Égypte et l’Algérie. La dépendance structurelle du pays aux importations suscite l’intérêt de nombreux exportateurs, comme la France.
Les expéditions françaises de blé tendre à destination du Maroc sont attendues à 3,5 millions de tonnes au cours de la campagne de commercialisation de 2025/2026. C’est ce que rapporte Reuters le 7 octobre, citant Philippe Heusele, président des relations internationales d’Intercéréales, l’association des producteurs de céréales français.
Le stock annoncé représente plus du double des volumes expédiés par les exportateurs français durant la campagne précédente (1,5 million de tonnes). Alors que le Royaume chérifien table sur des achats totaux de 5,5 millions de tonnes de blé au cours de ladite campagne, ces projections, si elles se confirment, permettront à la filière française d’assurer près de 64 % de l’approvisionnement du Maroc.
Sur ce marché, le blé français sera toutefois confronté à la concurrence d’autres fournisseurs. « Nous examinons également les blés russes, allemands et polonais, ainsi que ceux d’Argentine, où les prix sont intéressants », a déclaré Omar Yacoubi, président de la Fédération nationale des commerçants de céréales et légumineuses (FNCL) du Maroc, qui s’exprimait aussi sur les perspectives du marché.
Il convient de noter que le déficit de production de blé qu’enregistre le Maroc chaque année entretient une dépendance structurelle aux importations. Le pays a par exemple annoncé une récolte de 3,5 millions de tonnes de blé tendre et dur en 2025, alors que les besoins de consommation tournent autour de 10 millions de tonnes par an, selon les estimations de la FAO.
En outre, le gouvernement a décidé de prolonger la durée de mise en place du système de restitution à l’importation du blé tendre jusqu’au 31 décembre 2025. Ce mécanisme de subventions prévoit l’octroi de primes forfaitaires aux importateurs pour stimuler les achats sur le marché international en vue de sécuriser l’approvisionnement du marché intérieur.





















Réagissez à cet article