ChatGPT Image 29 août 2025, 11 33 30
#Developpement #Immobilier #International #Qatar #Tourisme #EGYPTE #Qatar
Agence Ecofin
Aujourd'hui Dernière mise à jour le Samedi 10 Janvier 2026 à 01:12

Cet accord s’inscrit dans un rapprochement économique plus large entre l’Égypte et le Qatar, après plusieurs années de relations plus distantes. Pour Doha, il s’agit de renforcer sa présence économique dans un pays clé du monde arabe ; pour Le Caire, de sécuriser des financements indispensables à court et moyen terme.

L’Égypte a reçu une première tranche de 3,5 milliards de dollars dans le cadre d’un accord de développement immobilier et touristique soutenu par le Qatar, destiné à transformer une partie de la côte méditerranéenne du pays. L’annonce a été faite mardi 30 décembre par le gouvernement égyptien, qui y voit un signal fort de confiance des investisseurs du Golfe.

Le paiement représente une injection directe de capitaux étrangers, qui sera utilisée pour financer l’achat du foncier et appuyer les efforts de développement national, a précisé le gouvernement égyptien dans un communiqué. Ce financement fait partie d’un accord signé en novembre entre les autorités égyptiennes et la société immobilière Qatari Diar, branche du fonds souverain qatari, pour développer un mégaprojet sur la côte nord-ouest, dans les zones de Semla et Alam Al-Roum, près de Matrouh. 

Ce projet prévoit la transformation d’un étroit front de mer jusqu’ici non aménagé en une destination haut de gamme mêlant résidences, hôtels, marinas et infrastructures touristiques, avec des zones de loisirs et services associés. Selon les termes de l’accord, l’Égypte devrait également recevoir des unités résidentielles d’une valeur de 1,8 milliard de dollars et percevoir 15 % des bénéfices nets du projet, une fois les coûts d’investissement récupérés.

L’investissement total pour ce projet est estimé à plus de 29,7 milliards de dollars.

Pour Le Caire, cette injection de devises intervient dans un contexte économique tendu, marqué par une forte pression sur les finances publiques, une dette extérieure élevée et un besoin accru de capitaux étrangers. Le gouvernement multiplie depuis plusieurs mois les accords avec des partenaires du Golfe pour soutenir la croissance, stabiliser la monnaie et relancer l’investissement.

Au-delà de l’aspect financier, les autorités égyptiennes présentent ce projet comme un levier de développement touristique et de création d’emplois, notamment dans des régions côtières encore peu exploitées. La côte méditerranéenne est considérée comme un axe prioritaire de diversification de l’offre touristique, traditionnellement concentrée sur la mer Rouge et les sites historiques.

Réagissez à cet article

Vos commentaires

Rejoignez la discussion

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *