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Agence Ecofin
Aujourd'hui Dernière mise à jour le Mercredi 4 Février 2026 à 06:13

En 2023, le pétrole et le gaz représentaient 60 % du PIB, 94 % des exportations et 97 % des recettes publiques en Libye. Les autorités ont indiqué vouloir attirer des investissements étrangers dans le secteur afin de renforcer la production pétrogazière nationale.

La Libye a annoncé un accord pétrolier sur 25 ans avec la française TotalEnergies et l’américaine ConocoPhillips. L’information a été rendue publique en marge du Libya Energy and Economy Summit, organisé à Tripoli, par le Premier ministre libyen Abdulhamid al-Dbeibah, dans un message diffusé sur X le 24 janvier.

Conclu par l’intermédiaire de Waha Oil Company, filiale de la National Oil Corporation (NOC), la société pétrolière nationale libyenne, le contrat prévoit plus de 20 milliards de dollars d’investissements extérieurs dans le développement pétrogazier du pays.

Selon les informations communiquées par les autorités libyennes, l’accord vise à porter la capacité de production de Waha Oil Company à environ 850 000 barils par jour. Selon Reuters, une source proche de la société a précisé que sa production actuelle se situe entre 340 000 et 400 000 barils par jour, dans des conditions normales d’exploitation.

D’après Abdulhamid al-Dbeibah, cité par la presse locale, le contrat pourrait générer plus de 376 milliards de dollars de recettes nettes pour la Libye sur l’ensemble de sa durée de validité. Aucun détail n’a toutefois été fourni à ce stade quant à la répartition précise des revenus entre les parties prenantes.

La Libye relance progressivement son secteur pétrolier

L’accord annoncé avec TotalEnergies et ConocoPhillips s’inscrit dans une phase de réorganisation plus large du secteur pétrolier libyen, marquée par la relance progressive des activités d’exploration et par la réouverture contrôlée du pays aux investisseurs étrangers.

Dès avril 2025, les autorités libyennes ont affiché leur volonté d’attirer de nouveaux investissements dans l’exploration pétrolière, en mettant en avant la nécessité de renouveler les réserves et de moderniser les capacités de production existantes, selon la NOC. Cette orientation s’est traduite par plusieurs initiatives destinées à relancer un secteur longtemps resté en difficulté suite à l’instabilité politique et sécuritaire.

En mars 2025, la NOC a notamment lancé un appel d’offres portant sur 22 blocs pétroliers onshores et offshores, dans ce qui constitue le premier cycle d’attribution de licences depuis plus de 17 ans. Les autorités ont précisé que les résultats seront publiés début 2026.

En novembre 2025, le groupe autrichien OMV a annoncé une découverte de pétrole et de gaz dans le bassin de Syrte, à l’issue de forages réalisés sur le bloc 106/4, opéré en partenariat avec la NOC, avec des débits supérieurs à 4 000 barils de brut par jour pour le puits exploratoire concerné.

En mars 2025, les autorités ont également relancé le champ pétrolier de Mabruk, fermé depuis plus de dix ans, avec une production initiale annoncée à 5 000 barils par jour, appelée à monter progressivement.

La Libye qui selon l’U.S. Energy Information Administration (EIA), disposait en 2024 de 48 milliards de barils de réserves prouvées de pétrole brut, les plus importantes d’Afrique, a réaffirmé sa volonté de porter sa production pétrolière à 1,6 million de barils par jour d’ici fin 2026, contre environ 1,38 million actuellement, d’après les données de l’African Energy Council.

Dans cette perspective, le pays membre de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) a indiqué vouloir s’appuyer davantage sur les États-Unis pour soutenir le développement de son secteur pétrolier.

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