Formation Algérie
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journaliste_ecomnews
Aujourd'hui Dernière mise à jour le Dimanche 15 Mars 2026 à 07:03

Face à un marché du travail marqué par un chômage élevé et une demande croissante de compétences techniques, l’Algérie multiplie les initiatives de formation pour rapprocher jeunes et emplois industriels.

Le 3 mars à Alger, les cadres du ministère de la Formation et de l’Enseignement professionnels se sont réunis avec leurs homologues du groupe pétrolier public Sonatrach. Au terme de cette réunion technique, il a été convenu de travailler conjointement au développement de spécialités de formation adaptées aux mutations technologiques et énergétiques, afin d’aligner l’enseignement sur les besoins du secteur industriel. Cette démarche vise à faire évoluer les contenus pédagogiques pour former des compétences directement mobilisables par l’économie nationale, en particulier dans le secteur énergétique.

L’initiative s’inscrit dans une série d’actions ambitieuses du ministère, parmi lesquelles le lancement d’un réseau national de 18 centres d’excellence dédiés au développement des compétences dans des filières stratégiques. La rentrée professionnelle de février 2026 a confirmé cette dynamique avec plus de 285 000 nouveaux stagiaires et apprentis intégrant les établissements de formation à travers le pays, illustrant la capacité renforcée du système à accueillir les jeunes et à proposer des parcours diversifiés. Ces efforts s’accompagnent d’actions ciblées comme l’adaptation des formations au contexte socio-économique local, une approche soutenue par la ministre Nacima Arhab lors de ses visites sur le terrain.

Des défis structurels qui imposent l’adaptation

Le contexte structurel reste cependant exigeant. En Algérie, l’insertion des jeunes qualifiés demeure un défi majeur. Le taux de chômage global est estimé à 12,7 %, mais il atteint près de 29,3 % pour les jeunes de 16 à 24 ans, selon l’Office national des statistiques (ONS) en 2024. Ces chiffres mettent en évidence l’importance de stratégies ciblées pour rapprocher formation et emploi.

Lors de la rentrée 2024/2025, près de 400 000 nouvelles places pédagogiques ont été ouvertes dans des secteurs variés tels que l’industrie, la numérisation et l’agriculture, avec 443 nouvelles spécialités créées pour former une main-d’œuvre qualifiée.

Parallèlement, l’Algérie a élargi son offre vers des spécialités numériques pour anticiper les besoins futurs du marché. En 2025, le gouvernement a annoncé le lancement d’une quarantaine de programmes dans les technologies de l’information, la cybersécurité et l’intelligence artificielle afin de renforcer l’employabilité des jeunes dans les secteurs de pointe.

Une coopération au service de l’emploi

Cette diversité d’initiatives reflète la volonté des autorités de faire de la formation professionnelle un moteur d’inclusion socio-économique plutôt qu’un simple palliatif au chômage. La coopération avec Sonatrach, acteur clé de l’industrie énergétique, vise l’adéquation de la formation aux besoins du marché de l’emploi. Dans ce cadre, le ministère présente ce partenariat comme un pilier fondamental pour favoriser l’employabilité des jeunes et former des compétences nationales hautement qualifiées, capables d’accompagner la dynamique de développement en Algérie.

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