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Agence Ecofin
Aujourd'hui Dernière mise à jour le Dimanche 22 Mars 2026 à 08:43

L’intelligence artificielle s’impose progressivement comme la technologie phare de la révolution technologique en cours. Ces dernières années, États, institutions et entreprises multiplient les investissements dans ce domaine.

Les autorités algériennes souhaitent accélérer le développement de solutions d’intelligence artificielle (IA) conçues à partir des réalités locales. Cette ambition a été évoquée par le ministre de l’Économie de la connaissance, des Start-up et des Micro-entreprises, Noureddine Ouadah (photo), lors d’une visite effectuée le mardi 10 mars dans la ville de Médéa, dans le cadre des initiatives visant à renforcer l’écosystème technologique du pays.

L’objectif est de mettre au point des modèles capables de mieux répondre aux besoins spécifiques du pays, qu’il s’agisse des langues utilisées, des données disponibles ou des priorités économiques nationales. « L’IA occupe désormais une place importante dans plusieurs secteurs, dont l’économie et la sécurité régionale, un fait qui nécessite la formation des jeunes et leur capacité à la comprendre de manière consciente », a indiqué le ministre.

Selon les autorités algériennes, les modèles d’IA dominants aujourd’hui ont été conçus et entraînés principalement à partir de données issues de contextes étrangers. Or, ces outils ne prennent pas toujours en compte les spécificités culturelles, linguistiques ou administratives des pays africains et arabes. En développant ses propres modèles, l’Algérie espère donc créer des solutions mieux adaptées aux besoins locaux, tout en réduisant sa dépendance aux technologies importées.

Pour concrétiser cette ambition, le gouvernement compte mobiliser plusieurs acteurs de l’écosystème national, dont les universités, les centres de recherche et les start-up. Il mise notamment sur l’exploitation de données locales afin d’améliorer la pertinence des systèmes d’IA destinés aux services publics, à l’économie numérique ou encore à certains secteurs stratégiques.

Cette orientation s’inscrit dans une stratégie plus large visant à renforcer l’économie de la connaissance et à positionner l’Algérie comme un acteur émergent dans le domaine des technologies avancées.

Selon le cabinet britannique Oxford Insights, le pays affiche en 2025 un indice de préparation à l’IA de 42,05 sur 100 et se positionne au 89e rang mondial. À titre de comparaison, la moyenne de la région MENA, dont fait partie l’Algérie, s’élève à 45,51.

Les grandes multinationales investissent elles aussi massivement dans ce domaine. En février 2026, Google a annoncé le projet Wraxal, qui devrait intégrer 21 langues africaines à son IA. Microsoft a de son côté lancé le projet Gecko en novembre 2025, avec un objectif similaire.

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