Pour la RDC, l’accord avec la Turquie s’inscrit dans une volonté de diversification des partenaires militaires afin de renforcer les capacités des Forces armées de la RDC (FARDC) face aux défis sécuritaires persistants dans l’est du pays.
La République démocratique du Congo (RDC) et la Turquie poursuivent le renforcement de leur coopération militaire à travers la signature d’un contrat entre AFRIDEX et Makine ve Kimya Endüstrisi (MKE), entreprise publique turque spécialisée dans la production d’armements, de munitions et d’équipements militaires.
Conclu lors de la visite officielle à Ankara du vice-Premier ministre congolais chargé de la Défense, Guy Kabombo Muadiamvita, cet accord vise à améliorer les capacités d’équipement des FARDC, selon un communiqué du ministère congolais de la Défense.
Au-delà de cet engagement industriel, le responsable a eu des entretiens avec son homologue turc, Yaşar Güler. Les échanges ont porté sur l’approfondissement de la coopération bilatérale, structurée autour de trois axes : la montée en puissance opérationnelle des FARDC, le transfert de compétences et le développement progressif d’une industrie de défense nationale congolaise.
Une coopération stratégique en expansion
Kinshasa plaide par ailleurs pour une accélération de la mise en œuvre des accords conclus en 2022, notamment ceux relatifs à l’industrialisation du secteur de la défense et à l’appui financier. De son côté, Ankara réaffirme sa volonté d’accompagner la modernisation de l’appareil militaire congolais dans une logique de partenariat mutuellement bénéfique.
La situation sécuritaire en RDC demeure particulièrement tendue, surtout dans l’est du pays où les affrontements avec des groupes armés, notamment l’AFC/M23 soutenu par Kigali, se poursuivent. Pour tenter d’y répondre, Kinshasa participe aux négociations de Washington et de Doha, menées avec l’appui du Qatar, des États-Unis et de l’Union africaine, dans l’objectif d’obtenir un cessez-le-feu crédible et vérifiable.
La coopération militaire entre Kinshasa et Ankara s’est renforcée et revêt désormais une dimension stratégique. Les accords-cadres conclus portent sur la formation, l’équipement et le développement d’une industrie de défense inspirée du modèle turc. Grâce à l’une des armées les plus importantes de l’OTAN et à une industrie de défense en pleine expansion, la Turquie offre à la RDC un accès à des équipements modernes, à des technologies avancées et à des programmes de formation.
Les relations s’étendent au commerce, à l’investissement et à l’éducation. Les présidents Félix Tshisekedi et Recep Tayyip Erdoğan ont ainsi affiché leur ambition de porter le volume des échanges bilatéraux de 200 millions à 500 millions de dollars à moyen terme, en marge du 5ᵉ Forum diplomatique d’Antalya.





















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