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#Banque #Economie #Financement #TUNISIE
Agence Ecofin
Aujourd'hui Dernière mise à jour le Lundi 6 Juillet 2026 à 07:21

Confrontée à des besoins persistants de financement extérieur, la Tunisie obtient un nouveau financement d’Afreximbank. L’opération intervient alors que Tunis accélère la mise en œuvre de son Plan de développement 2026-2030 afin de stimuler l’investissement et la croissance.

La Banque africaine d’import-export (Afreximbank) a accordé un prêt de 500 millions $ à la Banque centrale de Tunisie, afin de financer la mise en œuvre des principales priorités socio-économiques du pays. L’annonce a été faite dans un communiqué publié lundi 22 juin.

Ce prêt « s’ajoute aux 1,2 milliard de dollars américains déjà décaissés en faveur de la Banque centrale [de Tunisie, Ndlr] », précise l’institution panafricaine. Elle ajoute que ces ressources permettront de financer les importations stratégiques, de faire face aux échéances des obligations commerciales et d’améliorer l’accès aux liquidités en devises étrangères, renforçant ainsi la stabilité et la résilience économique.

« Cette facilité réaffirme le ferme engagement d’Afreximbank à soutenir la Tunisie ainsi que le développement socio-économique durable du continent », a déclaré Dr George Elombi, président d’Afreximbank.

Le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, Fethi Zouhaier Nouri, a pour sa part salué la poursuite de ce partenariat, qu’il considère comme déterminant pour préserver les capacités d’importation du pays et renforcer la disponibilité des devises étrangères. Cette opération « illustre la valeur ajoutée des institutions financières africaines travaillant ensemble pour répondre à des priorités économiques communes et renforcer la résilience nationale », a-t-il souligné.

Des signaux de reprise, mais des déséquilibres persistants

Ce prêt intervient dans un contexte où, selon la Banque africaine de développement (BAD), la croissance atteint 2,5 % en 2025, contre 1,5 % en 2024, portée par l’agriculture, les phosphates, la construction et le tourisme. L’inflation a reculé à 5,3 %, permettant un assouplissement de la politique monétaire, tandis que les déséquilibres extérieurs se sont partiellement améliorés, malgré un rebond récent des importations et des pressions persistantes sur la dette.

Cependant, l’investissement reste faible en raison de contraintes de financement et d’un climat des affaires peu attractif. La dette publique demeure élevée, à environ 82 % du PIB, les réserves de change couvrent près de 106 jours d’importations et le secteur bancaire reste fragilisé par un niveau important de prêts non performants.

Cette opération s’inscrit également dans le cadre du Plan de développement 2026-2030 de la Tunisie, finalisé en juin 2026, selon plusieurs médias locaux. Les autorités cherchent à rompre avec les approches traditionnelles de planification en mettant davantage l’accent sur l’exécution des projets et l’obtention de résultats concrets.

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