Le secteur algérien des hydrocarbures attire depuis plusieurs années des investisseurs et prestataires de toutes origines. La recomposition des flux énergétiques mondiaux depuis le début du conflit au Moyen-Orient accélère ces repositionnements.
Le secteur algérien des hydrocarbures attire depuis plusieurs années des investisseurs et prestataires de toutes origines. La recomposition des flux énergétiques mondiaux depuis le début du conflit au Moyen-Orient accélère ces repositionnements.
Les compagnies chinoises actives dans le segment des services pétroliers s’ancrent de plus en plus dans l’industrie algérienne des hydrocarbures. Algérie Presse Service (APS) a rapporté le 29 août, la signature à Pékin d’un protocole d’entente avec la compagnie Anton Oilfield Services Group, qui illustre cette dynamique portée depuis au moins deux ans par Sonatrach.
L’opération, non contraignante à ce stade, signale néanmoins la volonté de Sonatrach de poursuivre sa diversification vers les partenaires techniques chinois. Une politique qui lui a déjà fait confier en août 2024 à China Petroleum Engineering & Construction Corporation (CPECC) un contrat de 210 millions de dollars pour de nouvelles unités de compression sur le champ gazier d’Alrar, dans le bassin d’Illizi.
Sinopec Guangzhou Engineering en a bénéficié à son tour en novembre 2025, avec un contrat pour la construction d’une unité de traitement du naphta lourd à la raffinerie d’Arzew. En mai 2026, l’Entreprise nationale des travaux aux puits (ENTP), filiale de Sonatrach, a signé avec la chinoise Kerui Petroleum, un contrat de fourniture de plateformes de forage évalué à environ 103 millions de dollars.
Anton, le dernier entrant d’une tendance de fond
Anton Oilfield Services Group s’inscrit dans cette dynamique avec une présence déjà établie. D’après son rapport du deuxième trimestre 2026, Anton indique avoir obtenu la qualification d’opérateur auprès de l’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (ALNAFT), l’organisme public qui certifie les prestataires autorisés à intervenir sur les champs algériens. Le groupe a également remporté des appels d’offres pour fournir des services de forage et de complétion de puits. Le protocole d’entente signé à Pékin ouvre un cadre de négociation pour identifier de nouvelles opportunités, sans précision à ce stade de domaines spécifiques ni de montants.
Dans le même rapport du deuxième trimestre 2026, Anton indique que ses commandes en Irak, principal marché du groupe hors Chine, ont chuté de 65 % sur la période. Une situation qui l’a incité à accélérer sa diversification géographique.
Dans ce contexte, l’Algérie offre à la compagnie une alternative solide. Avec un budget national prévu pour 60 dollars le baril et un Brent autour de 82 à 83 dollars en août, Sonatrach dispose de marges d’investissement dans le cadre de son plan 2026-2030. Un programme doté d’un portefeuille de 60 milliards de dollars, dont 75 % alloués à l’exploration et à la production.
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