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Agence Ecofin
lundi 5 janvier 2026 Dernière mise à jour le Lundi 5 Janvier 2026 à 12:58

Sonatrach cherche à préserver l’équilibre entre besoins domestiques et engagements à l’export. Le groupe algérien entend pour cela consolider ses capacités de production et sécuriser ses infrastructures dans un environnement énergétique marqué par des contraintes structurelles.

L’Assemblée générale ordinaire (AGO) de Sonatrach a approuvé le budget 2026 ainsi que le plan de développement couvrant la période 2026-2030, selon une information publiée par Algérie Presse Service (APS), le 25 décembre. Aucun détail n’a été communiqué à ce stade sur les montants d’investissement, les objectifs de production ou les priorités opérationnelles associées à ce plan.

Cette adoption intervient dans un contexte de progression continue de la consommation intérieure de gaz naturel. Selon le ministère algérien de l’Énergie et des Mines, la demande nationale a dépassé 45 milliards de mètres cubes en 2023. L’Agence internationale de l’énergie (AIE) indique par ailleurs que plus de 95 % de l’électricité produite en Algérie repose sur le gaz naturel, ce qui place cette ressource au cœur du système énergétique du pays.

Dans le même temps, l’Algérie demeure un acteur majeur du marché gazier international. D’après les données compilées par l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), les exportations de gaz naturel ont atteint environ 49 milliards de mètres cubes en 2024, contre un peu plus de 52 milliards en 2023. Les exportations de gaz naturel liquéfié (GNL) se sont établies autour de 11 à 12 millions de tonnes, principalement à destination du marché européen.

Cette situation s’explique par la structure même du secteur gazier. Selon l’AIE, les capacités de production, de transport et de liquéfaction reposent sur des infrastructures lourdes, dont les cycles d’investissement s’étendent sur plusieurs années. Une situation qui limite les ajustements rapides entre consommation intérieure et volumes exportés, alors que la majorité des exportations gazières algériennes demeure encadrée par des contrats à moyen et long terme, les volumes échangés hors contrat restant limités.

Comme l’a rapporté l’Agence Ecofin, l’Algérie vise une production gazière annuelle d’environ 200 milliards de mètres cubes d’ici cinq ans, contre près de 137 milliards en 2023. Le pays renforce parallèlement la sécurité de ses gazoducs afin de fiabiliser ses exportations.

Selon les autorités, l’Algérie s’inscrit dans une démarche visant à renforcer sa souveraineté industrielle dans le secteur pétrogazier. Un programme d’investissement de 60 milliards de dollars sur la période 2025-2029 a d’ailleurs été annoncé, dont une part majoritaire est destinée à l’exploration, au transport et au traitement des hydrocarbures.

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