A travers un nouveau partenariat maritime et le développement de corridors multimodaux, Le Caire entend renforcer son statut parmi les principaux acteurs du commerce intra-continental.
La Canal Shipping Agencies Company (CSAG), société publique égyptienne spécialisée dans les services d’agence maritime pour les navires transitant par le canal de Suez et les ports du pays, a signé avec la Trust Trading and Transport Company un protocole d’accord en vue de la création d’une coentreprise dédiée à la gestion et l’exploitation de navires commerciaux.
La future entité opérera une ligne maritime régulière reliant les ports égyptiens à ceux des pays d’Afrique de l’Est, avec pour objectif de faciliter l’acheminement de marchandises égyptiennes et de soutenir les flux logistiques bilatéraux. Elle assurera notamment les services d’agence maritime, le dédouanement des cargaisons exportées et importées, ainsi que des prestations logistiques intégrées incluant le transport terrestre et le stockage.
Cette initiative s’inscrit dans la feuille de route du gouvernement visant à accroître les exportations, à diversifier les débouchés commerciaux et à renforcer la présence égyptienne sur les marchés africains. En novembre 2025, Le Caire a lancé un appel à manifestation d’intérêt pour la phase 2 du corridor Lac Victoria – Méditerranée (VIC-MED), un projet structurant destiné à relier la région orientale du continent à la Méditerranée via une voie fluviale intégrée.
Soutenue par la Banque africaine de développement (BAD), cette nouvelle phase prévoit la structuration d’un réseau de ports fluviaux et la mise en place d’un corridor logistique multimodal capable de traiter divers types de marchandises, dont du fret conteneurisé.
Selon l’African Trade Report 2024 d’Afreximbank, l’Egypte s’est classée en 2023 au premier rang dans la zone Afrique du Nord en matière de commerce intra-africain, et au troisième rang à l’échelle continentale. Ses échanges avec le reste de l’Afrique ont progressé de 10,8 % pour atteindre 8,3 milliards USD.
Les autorités affichent désormais l’objectif d’augmenter de 20 % le commerce intra-africain d’ici 2029, et de porter le volume global des échanges à 145 milliards USD à l’horizon 2030. Elles misent entre autres sur le renforcement des corridors maritimes pour soutenir cette ambition.





















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