kai wenzel L rRl6JpOlI unsplash
#Agriculture #Ble #Cereales #Environnement #Mais #MAROC
Agence Ecofin
Aujourd'hui Dernière mise à jour le Mardi 5 Mai 2026 à 08:13

Au début de l’année 2026, le Maroc a annoncé la fin d’un cycle de sept années de sécheresse, laissant entrevoir une relance du secteur agricole. À mesure que la campagne de 2025/2026 avance, les perspectives de récoltes se précisent pour les filières céréalières.

9 millions de tonnes. C’est le volume total de céréales que le Maroc espère récolter au terme de la campagne 2025/2026 en cours, selon les dernières estimations du ministère de l’Agriculture. L’annonce a été faite par Ahmed El Bouari, ministre de l’Agriculture, au cours de la 18èmeédition du Salon international de l’Agriculture au Maroc (SIAM), qui se tient du 20 au 28 avril à Meknès.

Le stock annoncé représente plus du double de la production céréalière enregistrée dans le pays au cours de la campagne précédente (4,4 millions de tonnes). Pour expliquer cette perspective prometteuse, M. El Bouari met en avant les impacts positifs des pluies enregistrées en début de campagne, qui ont permis d’augmenter considérablement les surfaces de culture.

Selon les données officielles, la céréaliculture occupe actuellement 3,9 millions d’hectares de terres agricoles, contre moins de 3 millions d’hectares au cours de la campagne précédente. Il convient de noter que les principales céréales cultivées dans le pays sont le blé, l’orge et le maïs.

Malgré ce rebond, la production attendue pour 2025/2026 reste inférieure aux niveaux historiques du pays. En 2014/2015, le Maroc avait enregistré une récolte record d’environ 11,5 millions de tonnes illustrant le potentiel maximal du secteur dans des conditions climatiques favorables.

Quoi qu’il en soit, la perspective d’une bonne récolte pourrait réduire la dépendance aux importations pour la prochaine campagne de commercialisation. D’après la FAO, le royaume chérifien a importé 8,8 millions de tonnes de céréales en moyenne par an entre les campagnes de commercialisation de 2021/2022 et celle de 2023/2024. Dans le détail, environ 63 % de ces achats ont concerné le blé tendre et le blé dur, 25 % le maïs, 10 % l’orge, tandis que le reste portait sur le riz.

Un recul attendu de 40 % des importations de blé tendre

Dans ce contexte de relance de la production céréalière, le Maroc devrait se procurer seulement 3 millions de tonnes de blé tendre sur le marché international pour le compte de la campagne de commercialisation de 2026/2027, d’après les prévisions de la Fédération marocaine des minotiers. Cette projection, si elle se réalise, signerait une baisse d’au moins 40 % par rapport à la moyenne des importations enregistrée ces dernières années dans le pays.

« Ces dernières années, nous avons importé entre 50 à 55 millions de quintaux de blé tendre. Avec la récolte prévisionnelle arrêtée actuellement, l’on devrait importer 30 millions de quintaux de blé », expliquait Abdelkader Alaoui, président de la Fédération marocaine des minotiers, dans des propos relayés le 19 avril dernier par le média local Finance News Hebdo.

Au Maroc, le blé tendre est principalement utilisé pour la fabrication de la farine panifiable, qui alimente le pain quotidien, la boulangerie et une grande partie de l’agroindustrie. Le pays assure historiquement son approvisionnement sur le marché international auprès de l’Union européenne ou de l’Amérique du Nord.

Réagissez à cet article

Vos commentaires

Rejoignez la discussion

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *