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Agence Ecofin
Aujourd'hui Dernière mise à jour le Vendredi 8 Mai 2026 à 08:05

La 18ème édition du Salon international de l’agriculture au Maroc se tient du 20 au 28 avril 2026 dans la ville de Meknès. Cet événement sert de vitrine pour attirer des investissements et conclure des accords avec des partenaires étrangers au profit du secteur agricole.

Au Maroc, Ahmed El Bouari, ministre de l’Agriculture, et son homologue portugais José Manuel Fernandes ont signé le 20 avril dernier à Meknès un protocole d’accord visant à renforcer la coopération entre les deux pays dans le secteur agricole. Cet événement a eu lieu au cours de l’édition 2026 du Salon international de l’agriculture au Maroc (SIAM).

Selon les informations relayées par les médias locaux, ce nouveau partenariat couvrira plusieurs axes stratégiques notamment la recherche appliquée, le développement d’une agriculture durable, l’irrigation ou encore la gestion de la santé animale.

En parallèle, plusieurs conventions ont été conclues avec des institutions et acteurs portugais, dont l’Institut national de recherche agronomique et vétérinaire du Portugal (INIAV), ainsi qu’avec des entreprises agro-industrielles et des structures spécialisées dans les technologies agricoles.

Ce rapprochement entre Rabat et Lisbonne s’inscrit dans un contexte où le Maroc cherche à relancer plusieurs filières agricoles vulnérables à la sécheresse. Le Royaume chérifien sort en effet d’un cycle de sept ans de sécheresse qui a fortement affecté son système de production. À titre d’exemple, le déficit hydrique de ces dernières années a affecté les pâturages, conduit au renchérissement des prix des aliments pour animaux et à une contraction de la taille du cheptel. Ainsi, les derniers recensements effectués par le ministère de l’Agriculture en 2025 ont révélé que le pays a déjà perdu 38 % de son effectif de bovins et d’ovins depuis 2016.

Le gouvernement, qui souhaite redresser la situation, a par exemple engagé un programme ambitieux de reconstitution du cheptel, initialement appuyé par un budget de 6,2 milliards de dirhams (environ 669 millions $), ensuite porté à près de 11 milliards de dirhams (1,18 milliard $) sous forme de soutien direct aux éleveurs.

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