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Agence Ecofin
Aujourd'hui Dernière mise à jour le Vendredi 15 Mai 2026 à 08:03

Destinée à répondre à la demande électrique en forte croissance, la future centrale pourrait également permettre des exportations d’électricité vers la Tunisie.

Le ministre algérien de l’Énergie et des Energies renouvelables, Mourad Adjal a donné, le 27 avril, le coup d’envoi des travaux de construction d’une centrale électrique à gaz à cycle combiné pour un investissement de 184,09 milliards de dinars (environ 1,38 milliard de dollars).

La réalisation de ce projet d’infrastructure a été confiée à la société chinoise China National Electric Engineering Co (CNEEC) en partenariat avec l’entreprise locale Sonelgaz-Production de l’électricité, filiale du groupe énergétique public Sonelgaz.

La centrale électrique, qui devrait être opérationnelle dans 48 mois, s’étendra sur une superficie de 40 hectares, dans la région de Tébessa, située à l’extrême Est du pays, près de la frontière avec la Tunisie. Elle aura une capacité de 1 406 mégawatts (MW), ce qui en fera la deuxième plus grande centrale électrique à l’échelle nationale, après celle de Jijel (Nord-Est), dont la capacité s’élève à 1 600 MW.

« Cette infrastructure est d’une importance capitale pour le système électrique national, étant la deuxième plus grande centrale en termes de capacité au niveau national. L’objectif est d’opérer un saut qualitatif dans le secteur de l’énergie afin de répondre à la demande croissante, sécuriser le réseau national et accompagner la dynamique de développement global », a déclaré M. Adjal à la presse locale.

Des technologies avancées

M.Adjal a également indiqué que l’infrastructure électrique s’appuiera sur les technologies mondiales les plus avancées, afin de garantir une haute efficacité, économiser l’énergie et renforcer l’approvisionnement dans la région. Une centrale à gaz à cycle combiné utilise à la fois une turbine à gaz et une turbine à vapeur pour produire de l’électricité, récupérant la chaleur résiduelle de la première pour alimenter la seconde, ce qui améliore l’efficacité globale et permet de réaliser une économie d’environ 30% sur la consommation de carburant. Une centrale à gaz classique utilise uniquement une turbine à gaz, sans réutiliser la chaleur résiduelle, ce qui la rend moins efficace.

Le projet assurera l’approvisionnement de plusieurs régions du pays, avec la possibilité d’exporter une partie de la production vers la Tunisie.

D’après les données officielles, l’Algérie dispose aujourd’hui d’un parc d’installations de production d’électricité largement dominé par des centrales fonctionnant au gaz naturel, avec une capacité de production totale d’environ 27 000 MW. Ce pays producteur d’hydrocarbures a cependant lancé un programme de déploiement de 3 200 MW d’énergies renouvelables pour diversifier son mix électrique.

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