Libye : Covid-19, Chômage, lutte contre la contre bande, rentrée scolaire … quelles sont les dernières informations qui touchent le pays ?
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Denys Bédarride
jeudi 14 juillet 2022 Dernière mise à jour le Jeudi 14 Juillet 2022 à 07:30

Le blocage politique se poursuit. Depuis la nomination en tant que Premier ministre de F. Bachaga par le parlement de Tobrouk le 10 février 2022, non reconnue par le chef du Gouvernement d’Union Nationale en poste A. Dbeiba, la Libye s’enlise dans un conflit politique. Les politiques publiques se superposent et deviennent illisibles. 

La situation politique actuelle hypothèque le processus de stabilisation du pays réduisant les perspectives d’élections et de réunification d’institutions telle que la Banque centrale.

En l’absence d’accord sur l’utilisation des ressources pétrolières, la poursuite d’un blocus du secteur des hydrocarbures menace chaque jour un peu plus le fonctionnement du pays, son économie et l’approvisionnement international en gaz et pétrole. La production de pétrole brut s’élevaient environ à 650 000 barils par jour en juin (près de moitié moins qu’en début d’année), celle de gaz atteignait 2 Mds de pieds cubes par jour. 

Au 29 juin, le pourcentage d’arrêt de la production totale de pétrole libyen est passé à 51 %, et les exportations ont été limitées à quelque 400 000 barils par jour. Le montant total des recettes d’exportation de pétrole perdues depuis le début de l’arrêt partiel de la production le 16 avril s’élève désormais à 3,4 Md USD. 

Les tensions politiques menacent le processus d’unification de la banque centrale et font planer les risques d’une nouvelle crise de liquidité. En l’absence d’un système de compensation réunifié, les tensions s’accroissent désormais entre branches de l‘est et de l’ouest de la Banque centrale: la branche de l’est de la Banque Centrale Libyenne (BCL) a accusé celle de l’ouest à Tripoli de ne pas lui avoir fourni suffisamment de liquidités et a prévenu qu’elle envisage de prendre des mesures –telle que la reprise de la création monétaire pour assurer la liquidité des banques à l’est du pays. 

La BCL de Tripoli réfute cette accusation et publie des chiffres faisant état d’un transfert de 1 Md LYD à la BCL de l’est, accusant cette dernière de n’en avoir distribué que la moitié aux banques malgré les besoins de liquidités 

Source : Ambassade de France en Tunisie 

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