La couverture mobile universelle figure parmi les priorités du gouvernement algérien, qui cherche à réduire la fracture numérique et à sécuriser les déplacements sur l’ensemble du territoire. Les axes routiers et les zones isolées font l’objet d’un renforcement stratégique des réseaux télécoms.
L’Algérie vise une connectivité nationale complète, y compris sur le réseau routier, un secteur stratégique pour la sécurité des usagers et le développement économique. Lors d’une visite de travail à El-Bayadh le lundi 25 août, le ministre de la Poste et des Télécommunications, Sid-Ali Zerrouki , a donné des instructions strictes aux opérateurs de téléphonie mobile pour investir dans le raccordement des axes routiers au réseau mobile, conformément aux cahiers des charges et licences d’exploitation.
Selon le ministre, des avertissements seront adressés à ces opérateurs par l’Autorité de régulation de la poste et des communications électroniques afin qu’ils renforcent la couverture sur les routes, surtout face à la recrudescence des accidents.

Cette initiative s’inscrit dans un contexte où l’Algérie cherche à moderniser ses infrastructures numériques pour soutenir son développement économique et social. Le pays dispose d’un réseau routier de plus de 127 000 km, dont 29 573 km de routes nationales, mais plusieurs axes restent encore insuffisamment couverts. Le gouvernement ambitionne de généraliser la couverture mobile sur l’ensemble du territoire, y compris dans les zones rurales et enclavées, afin de réduire la fracture numérique et d’améliorer la sécurité des déplacements.
Dans le cadre de ce plan de modernisation, le programme de service universel en cours vise à connecter 1400 zones faiblement peuplées au réseau mobile 4G, tandis que le lancement de la 5G est prévu pour le second semestre 2025. Parallèlement, le gouvernement mise sur la généralisation du haut débit via la fibre optique et prévoit de remplacer progressivement le réseau cuivre d’ici fin 2027, offrant ainsi une connexion plus rapide et fiable sur l’ensemble du territoire.
La couverture Internet sur les axes routiers devrait renforcer la sécurité en permettant une surveillance plus efficace et un signalement rapide des incidents. Elle devrait également faciliter la gestion du trafic, l’intervention des services d’urgence et l’accès aux informations essentielles pour les automobilistes. L’objectif est également de contribuer à l’inclusion numérique, en rapprochant les zones isolées des services publics, financiers et logistiques, tout en soutenant le développement économique et la résilience des infrastructures face aux perturbations.
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