En Égypte, l’industrie textile est l’une des plus développées en Afrique avec le Maroc et la Tunisie. Alors que les projets industriels se multiplient, les autorités s’attendent à générer davantage de recettes d’exportations dans le secteur.
En Égypte, le Conseil des exportations de vêtements espère générer 4,4 milliards $ de recettes en 2026 grâce aux expéditions de vêtements prêts-à-porter. C’est ce qu’a révélé Fadil Marzouk, président de l’organisation, le mardi 3 février dans des propos relayés par le média Zawya.
Cette prévision, si elle se réalise, signerait une croissance de 22,22 % par rapport aux recettes engrangées un an plus tôt grâce aux exportations de cette catégorie de produits (3,6 milliards $) et constituerait un nouveau record pour la filière. Pour expliquer cette prévision optimiste, M. Marzouk parie sur l’entrée en phase opérationnelle de nouveaux projets industriels initiés en 2025 par des investisseurs chinois et turcs afin d’augmenter la production et les volumes de vêtements dédiés à l’exportation.
« L’impact des projets approuvés en 2025 commencera à se faire sentir à partir de 2026-2027 », précise le responsable. En décembre dernier, par exemple, le groupe chinois Zhejiang Jasan a conclu un accord avec l’Autorité générale de la zone économique du canal de Suez (SCZone) en vue de la réalisation d’un complexe textile et d’habillement intégré dans la zone industrielle de Qantara Ouest.
Depuis le début de l’année 2025, plusieurs projets ont été lancés dans cette région, notamment par les Chinois EVERFAR Textile Egypt LLC (130 millions $), Changzhou Kingcason Printing & Dyeing Co. (24,5 millions $), Shanghai Honour Home Textile ou encore l’entreprise turque Orağlu (120 millions $). En dehors de Qantara Ouest qui s’affirme comme un pôle industriel émergent, le groupe turc Boni a annoncé en juillet 2025 un projet d’usine intégrée d’un montant de 100 millions $ dans la ville industrielle de 10 th of Ramadan City.
Globalement, la montée en puissance attendue des exportations de vêtements prêts-à-porter s’aligne sur les ambitions de croissance du gouvernement pour l’industrie textile. En effet Le Caire veut parvenir à réaliser 11,5 milliards $ de recettes d’exportations de produits textiles par an d’ici 2030, soit quatre fois plus que les 2,8 milliards $ engrangés en 2024.





















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