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#Agriculture #Aquaculture #Economie #Elevage #TUNISIE
Agence Ecofin
Aujourd'hui Dernière mise à jour le Lundi 2 Mars 2026 à 16:19

En Tunisie, comme dans la majorité des pays côtiers, l’approvisionnement en poisson est principalement assuré par la pêche. Avec un potentiel encore largement sous‑exploité, l’aquaculture, encore embryonnaire, attire de plus en plus l’intérêt du secteur privé.

En Tunisie, les projets d’investissements approuvés dans l’aquaculture ont été évalués à 88,1 millions de dinars (30,7 millions $) en 2025. C’est ce qu’indique l’Agence de promotion de l’investissement agricole (APIA) dans son dernier bulletin statistique.

L’enveloppe annoncée est trois fois plus élevée que les 26 millions de dinars (9 millions $) enregistrés un an plus tôt, une dynamique dans le secteur qui confirme son attractivité. Si le rapport de l’APIA ne donne pas de détails sur la nature exacte des investissements, on sait que la réalisation de ces différents projets devrait soutenir les ambitions de croissance du gouvernement dans l’aquaculture au cours des prochaines années.

Dans son dernier rapport sur le marché tunisien publié en août dernier, le département américain de l’agriculture (Usda) indiquait notamment que la Tunisie souhaite augmenter la production de poissons d’élevage de 54 % pour la porter à 50 000 tonnes d’ici 2030 grâce à l’aquaculture, contre un stock de 23 000 tonnes enregistré en 2024.

Pour Tunis, l’enjeu d’une augmentation de la production aquacole sera notamment de réduire la pression existante sur les stocks de poissons dans les eaux nationales, fortement exploitées par la pêche traditionnelle, la surpêche ou encore les pratiques de pêche illégale.

Globalement, l’aquaculture aura capté 17 % du total des investissements privés approuvés dans le secteur agricole en 2025, ce qui en fait l’un des principaux centres d’intérêt. Les données compilées par l’APIA montrent en effet qu’un total de 515,3 millions de dinars (180,2 millions $) d’investissements privés a été approuvé dans l’ensemble du secteur agricole cette année‑là. Dans le détail, l’agriculture s’est taillé la part du lion, captant 275,3 millions de dinars (96,2 millions $), soit 53,4 % du total des investissements.

Elle est suivie du secteur des services liés à l’agriculture et à la pêche maritime (19,3 %), puis de l’aquaculture. Le reste des projets se répartit entre le secteur de la pêche et le segment de la première transformation des produits agricoles et de la pêche maritime.

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