Face à la croissance démographique dans les grands centres urbains, le Maroc multiplie les investissements dans les transports de masse. Le développement du rail figure désormais au cœur des ambitions nationales en matière de mobilité durable.
L’Office national des chemins de fer du Maroc (ONCF) a signé en fin de semaine dernière, des conventions avec les groupes sud-coréens Hyundai Rotem et KORAIL, selon plusieurs médias locaux. Dans le cadre des partenariats, relaient ces sources, Hyundai Rotem assurera la maintenance du matériel roulant sur une période de 20 ans, tandis que KORAIL sera chargé du contrôle de qualité, du suivi de la production, ainsi que du transfert de compétences. Le contrat attribué à Hyundai Rotem est évalué à 748,2 milliards de wons (environ 487 millions USD).
Ces conventions s’inscrivent dans le programme d’acquisition de 110 trains à deux niveaux lancé par l’ONCF afin d’accompagner l’extension des capacités ferroviaires du Royaume. Les rames commandées, conçues pour circuler à une vitesse maximale de 160 km/h, doivent notamment renforcer la desserte des principaux pôles de la région de Casablanca. L’opération s’intègre plus globalement dans la Vision stratégique 2040 du Maroc, qui prévoit 96 milliards de dirhams (environ 10,3 milliards USD) d’investissements dans les infrastructures de mobilité, dont près de 20 milliards de dirhams consacrés à la seule Casablanca.
Parmi les projets structurants figure la future gare Casablanca-Sud, conçue pour traiter jusqu’à 12 millions de voyageurs par an. Celle-ci est appelée à devenir un important hub intermodal, reliant les lignes à grande vitesse, les dessertes régionales, le métro de surface et un service aéro-express vers l’Aéroport Mohammed V. Deux autres gares de nouvelle génération sont également prévues : l’une à Benslimane, à proximité du Grand Stade Hassan II, et l’autre au sein même de l’aéroport de Casablanca.
À l’horizon 2040, le royaume chérifien ambitionne de faire passer la couverture ferroviaire de 23 à 43 villes, afin de desservir 87 % de la population contre 51 % actuellement. Le plan prévoit également le raccordement au réseau ferroviaire de 12 aéroports internationaux et de 12 ports, contre respectivement 1 aéroport et 6 ports aujourd’hui.
























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