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#Economie #Energie #Immobilier #Investissements #EGYPTE
Agence Ecofin
Aujourd'hui Dernière mise à jour le Samedi 25 Juillet 2026 à 07:46

L’Égypte s’est positionnée en tête des investissements directs étrangers sur le continent africain en 2025, portée principalement par des projets dans l’énergie, l’immobilier et la transition verte.

En 2025, l’Égypte a été la première destination africaine des investissements directs étrangers, attirant 15 milliards de dollars de capitaux, selon le rapport sur l’investissement mondial 2026 de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED), publié mercredi 8 juillet.

Le pays demeure un hub majeur grâce à de grands projets dans l’énergie, l’immobilier et la transition verte, notamment le mégaprojet de développement touristique et urbain de la péninsule de Ras El-Hekma, porté par Abu Dhabi Developmental Holding Company. Au niveau sous-régional, les performances de l’Égypte ont permis à l’Afrique du Nord de conserver sa place de première sous-région bénéficiaire d’IDE, malgré un recul global des flux de 56 %.

Sans compter le mégaprojet de 2024, le rapport indique que les investissements étrangers en Égypte ont augmenté d’environ un quart en 2025, grâce notamment au projet Alam El-Roum de 3,5 milliards de dollars.

Le gouvernement égyptien a mis en place une série d’initiatives pour attirer les investissements étrangers, allant des incitations fiscales aux zones franches, en passant par des mégaprojets comme Ras El-Hekma.

Parmi ses initiatives, l’Égypte encourage activement les entreprises internationales à investir dans la Zone économique du canal de Suez (SCZone), en mettant en avant l’accès à un vaste marché régional et des coûts de main-d’œuvre compétitifs. Par ailleurs, la SCZone propose des infrastructures, une réglementation simplifiée et des incitations fiscales afin d’attirer les investissements étrangers dans des secteurs tels que la logistique, la fabrication, l’énergie et la technologie.

Une baisse des IDE au niveau continental

Ce résultat intervient alors que le continent africain a enregistré une baisse des IDE, passant de 94 milliards de dollars en 2024 à 70 milliards en 2025, tout en demeurant historiquement élevés. Malgré cette baisse, le rapport indique que les flux d’IDE vers le continent sont restés environ un tiers supérieurs à la moyenne observée entre 2010 et 2024, atteignant leur troisième niveau le plus élevé depuis 1990.

« Si l’on exclut les pics exceptionnels liés aux importantes opérations ponctuelles réalisées en Afrique du Sud en 2021 et en Égypte en 2024, les résultats de 2025 représentent la meilleure performance enregistrée depuis plusieurs décennies », détaille le rapport.

Concernant la répartition des flux par sous-région, les IDE en Afrique du Nord ont diminué après le niveau record atteint en 2024, porté principalement par l’Égypte et le Maroc. En revanche, en Afrique de l’Ouest, en Afrique australe et en Afrique de l’Est, plusieurs pays ont enregistré une hausse des investissements, respectivement à 20 milliards $, 10 milliards $ et 15 milliards $. Les principaux bénéficiaires des flux ont été la Guinée, le Nigeria, le Mozambique, l’Éthiopie et l’Ouganda.

En Afrique centrale, les flux ont baissé à 5 milliards $. La République démocratique du Congo est restée le pays ayant attiré le plus d’investissements.

Les IDE sur le continent se sont principalement dirigés vers les secteurs des minerais, des hydrocarbures, des infrastructures énergétiques et certaines activités manufacturières.

Au niveau mondial, les IDE ont augmenté de 6 %, atteignant 1624 milliards de dollars contre 1532 milliards de dollars en 2024. Les entrées ont progressé de 11 % dans les économies développées et de 2 % dans les économies en développement.

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