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#France #Immigration #Politique #ALGERIE
Denys Bédarride
vendredi 7 mars 2025 Dernière mise à jour le Vendredi 7 Mars 2025 à 17:26

Le sénateur du Val-de-Marne Akli Mellouli a prononcé un discours au Sénat critiquant vivement l'approche du gouvernement français concernant les accords franco-algériens de 1968 sur l'immigration et la circulation des personnes.

Dans son allocution, Akli Mellouli a dénoncé ce qu’il qualifie de « manœuvres politiciennes opportunistes » et a exprimé son inquiétude face à la « surenchère » verbale qui aurait, selon lui, « libéré une parole algérophobe » dans le débat public français.

Le sénateur a rappelé que ces accords, souvent critiqués par l’extrême-droite et désormais par le gouvernement, ont déjà été révisés à trois reprises avec la coopération des autorités algériennes. Il affirme que, dans leur état actuel, ces accords constituent plutôt « un frein aux droits des Algériens » en les excluant de certaines évolutions législatives dont bénéficient d’autres ressortissants étrangers.

Parmi les inégalités citées figurent l’impossibilité pour les Algériens d’accéder aux cartes « compétences et talents » instaurées en 2006, ainsi que l’obligation pour les étudiants algériens d’obtenir une autorisation de travail, contrairement à d’autres nationalités.

Akli Mellouli a également exprimé son inquiétude quant à la dégradation des relations diplomatiques de la France avec plusieurs pays africains, dont récemment l’Algérie, après des tensions similaires avec le Mali, le Burkina-Faso, le Niger, le Sénégal et le Tchad.

Le sénateur a souligné l’importance économique des relations franco-algériennes, mentionnant la présence de près de 450 entreprises françaises en Algérie et environ 6 000 autres qui exportent vers ce marché.

Dans son discours, Akli Mellouli a plaidé pour un rapprochement entre la France et l’Algérie « sur l’exemple de l’axe Paris-Berlin », fondé selon lui sur « la vérité, la justice et le respect mutuel » plutôt que sur une « reconnaissance mémorielle au compte-gouttes, dictée par des calculs politiciens ».

Cette intervention s’inscrit dans un contexte de tensions diplomatiques accrues entre Paris et Alger concernant la révision des accords bilatéraux sur l’immigration.

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