Firefly Photo réelle Le secteur agricole marocain voit sa croissance augmenter ne mets pas 955669
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Agence Ecofin
Aujourd'hui Dernière mise à jour le Mardi 24 Mars 2026 à 08:29

En Afrique, le Maroc est l’un des pays les plus vulnérables aux conséquences du changement climatique. Le pays sort de plusieurs années consécutives de sécheresse qui ont fortement affecté son agriculture.

L’heure est à l’optimisme dans le secteur agricole marocain, dont la croissance est attendue à 15 % pour cette année, selon le Premier ministre, Aziz Akhannouch. Cette annonce a été faite le 12 mars en marge d’un point de presse hebdomadaire à l’issue du Conseil de gouvernement.

La sécheresse de 7 ans, un lointain souvenir

Selon des propos du responsable relayés par les médias locaux, cette progression qui contribuera à la vigueur de l’économie nationale s’explique d’abord par le retour des précipitations qui ont amélioré les perspectives, en dépit des inondations enregistrées dans certaines régions du Nord et de l’Ouest. Les données officielles indiquent en effet qu’entre 1er septembre 2025 et le 11 mars 2026, un cumul de 462 mm de pluies a été enregistré, soit 134 % par rapport à la même période au cycle précédent, et 56 % de plus que la moyenne sur ces 30 dernières années.

De bonnes conditions climatiques qui éloignent les contraintes liées au cycle de sécheresse qui a duré sept ans dans le Royaume chérifien, et marquent une reprise généralisée de production pour l’ensemble des activités agricoles qui ont enregistré la perte de près de 1 million d’emplois à cause du phénomène climatique.

Selon des déclarations de Mustapha Baitas, porte-parole du gouvernement, les superficies consacrées au blé dur, au blé tendre et l’orge atteignent actuellement 3,9 millions d’hectares, soit 48 % de plus qu’un an plus tôt, ce qui est de bon augure pour la filière céréalière durement affectée précédemment par le le déficit hydrique prolongé, les vagues de chaleur et la réduction des emblavures. endant ce temps, les superficies dédiées aux culture sucrières (betterave et canne à sucre) ont progressé de 21 % en un an à 44 000 hectares même si 11 000 hectares ont été impactés par les récentes inondations dans certaines régions.

Sur un autre plan, M. Baitas estime que les aides directes de l’État aux agriculteurs, ainsi que le soutien à travers la subvention de l’orge fourragère, essentiel pour l’alimentation du bétail participeront à la reconstitution du cheptel national durement affecté par cette sécheresse prolongée. Selon les chiffres officiels, le pays a vu disparaître 38 % de son cheptel bovin et ovin depuis 2016. Cet épisode, qui a dégradé les pâturages et entraîné une flambée des prix des aliments pour bétail, a conduit le pays à renoncer en février 2025 au sacrifice du mouton pour l’Aïd Al-Adha prévu en juin de la même année, face à la raréfaction du cheptel.

Plus globalement, une bonne santé du secteur agricole marocain ouvre aussi la possibilité de limiter le recours aux importations aussi bien en volume qu’en valeur.

D’après les dernières projections du Budget économique prévisionnel publiés par le Haut-Commissariat au Plan le 19 janvier dernier, la production nationale de céréales devrait dépasser 8 millions de tonnes en 2025/2026, soit près de 80 % de plus que les 4,4 millions t estimés pour 2024/2025.

Il s’agirait de la meilleure récolte depuis 2020/2021, où la production avait atteint 10,3 millions t. Au Maroc, les importations des céréales avaient atteint près de 27 milliards de dirhams (environ 2,9 milliards USD) en 2024, selon l’Office des changes, soit 29 % de l’ensemble de la facture des importations alimentaires cette année‑là.

Pour rappel, l’agriculture marocaine fournit environ 10 % du PIB et emploie plus du tiers de la population active du pays.

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