Le pays est aussi dans le sommet du classement mondial des acheteurs de la céréale.
En 2025/2026, la couronne de premier importateur mondial de blé sera l’objet d’un duel serré entre l’Égypte et l’Indonésie. Selon les dernières estimations du Département américain de l’agriculture (USDA), les deux pays devraient importer chacun autour de 13 millions de tonnes de blé d’ici la fin de la campagne en juin prochain.
Pour l’Égypte, 6ème consommateur mondial de la graminée, ce volume marquerait un nouveau record après les deux dernières années consécutives au-dessus des 12 millions de tonnes. Avec une population qui dépasse désormais les 108 millions d’habitants et continue de croître, le blé reste la denrée la plus stratégique pour la sécurité alimentaire, via la consommation de pain subventionné (pain baladi) qui permet au gouvernement de prendre en charge environ 89 % des coûts de production.
La production égyptienne est attendue à environ 9,2 millions de tonnes en 2025/26, une légère hausse portée par une amélioration des superficies récoltées et des prix d’achat incitatifs offerts aux agriculteurs. Mais cet effort ne suffira pas à combler l’écart entre l’offre domestique et une consommation totale projetée à plus de 20 millions de tonnes.
Du côté de l’Indonésie qui ne produit quasiment pas de blé et dépend presque entièrement des importations pour répondre à la demande de son industrie, la campagne 2025/2026 sera celle d’un rebond des achats après une contraction à 10,4 millions de tonnes un an plus tôt avec la baisse de la demande dans l’alimentation animale et des ajustements de stocks.
Au total, ces deux pays devraient compter pour près de 12 % du commerce mondial du blé durant ladite campagne, ce qui en fait des clients incontournables pour les grands exportateurs comme la Russie, l’Union européenne, l’Australie ou encore les États‑Unis.





















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