Le transport ferroviaire urbain et interurbain constitue un pilier historique de la mobilité en Tunisie. Dans un contexte de croissance urbaine et de pression sur les infrastructures, les autorités cherchent à renforcer ce segment stratégique pour désengorger les routes, et soutenir l’activité économique.
Un plan d’acquisition de 48 nouvelles rames est en cours pour renforcer le service de transport ferroviaire de la Société des transports de Tunis (Transtu), selon des propos attribués par la presse locale à la direction de l’opérateur public. Le déploiement prévoit 30 rames pour le métro et 18 pour la ligne Tunis – La Goulette – La Marsa (TGM). Les deux procédures d’acquisition seraient actuellement en phase de finalisation, sans précision toutefois donnée sur le calendrier.
Cette initiative marque une nouvelle étape dans le processus de renouvellement de la flotte de la Transtu, confrontée à des défis opérationnels qui affectent la qualité du service dans la capitale et sa périphérie. Le plan de redressement bénéficie du soutien de l’État, ainsi que de celui de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), qui a approuvé un financement de 160 millions d’euros (environ 187,6 millions USD).
Celui-ci s’inscrit dans une feuille de route structurée en trois volets : la réhabilitation de la ligne Tunis – Kasserine, axe clé pour le fret et le transport de passagers, l’électrification et le doublement de la ligne Moknine – Mahdia, et l’acquisition de nouvelles rames automotrices électriques.
Ces projets s’alignent sur la stratégie gouvernementale visant à mobiliser 36 milliards de dinars (environ 12,5 milliards USD) d’ici 2040 pour développer le rail, érigé en levier de croissance économique. Ce mode de transport concentre en effet une part significative des exportations de phosphate, qui contribuent à près de 4 % du PIB tunisien.





















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