Journée mondiale de la créativité et de l'innovation : FEMISE s'engage
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Sami Bouzid
mardi 23 avril 2019 Dernière mise à jour le Mardi 23 Avril 2019 à 07:35

À l’occasion de la journée mondiale de la créativité et l’innovation, célébrée le 21 avril, FEMISE et son réseau de chercheurs ont livré à la rédaction analyses et pistes de réflexion en la matière. Détails

Six jours après l’anniversaire de Leonard de Vinci. C’est la date retenue par les Nations unies pour célébrer l’innovation et la créativité dans le monde. Tout un symbole, lui l’homme d’esprit universel, tantôt inventeur, tantôt ingénieur, parfois architecte et le lendemain peintre. En somme à l’image de ce que les Nations unies veulent insuffler à cette journée : « Encourager une réflexion pluridisciplinaire et créative afin d’atteindre un avenir durable pour tous ». Un avenir durable que FEMISE et son réseau de chercheurs s’emploient à imaginer au travers de ses différents travaux. 

Ainsi, le think-tank s’est employé à défricher le terrain de l’innovation dans les pays de la Méditerranée. Les chercheurs ont dressé d’abord un bilan de la situation, avant de proposer des pistes de réflexions pour faire évoluer un secteur qui selon Tamer Taha, de la plateforme de CrowdSolving Yomken, « peut représenter un espoir pour le futur, pour résoudre les problèmes du quotidien ». 

Un futur déjà en marche en réalité. Les chercheurs au diapason s’accordent à dire que le contexte mondial, la compétitivité des économies, ou encore la croissance de ces dernières passent en partie par l’innovation et « la région Méditerranée n’échappe pas à cette vague internationale sur la question de l’innovation » précise Maarouf Ramadan, chercheur et professeur à Kedge Buisness School (Marseille). Le chercheur a déjà beaucoup travaillé sur cette question en proposant notamment, avec la chercheuse Sonia Ben Slimane, un cadre conceptuel pour atteindre une efficacité effective des systèmes nationaux d’innovation (SNI). 

« Investir dans le système de recherche et d’innovation » 

Considérer le changement comme une opportunité pour innover systématiquement, mais de quelles façons ? C’est à cette question que les chercheurs du FEMISE tentent de répondre en partie pour cette journée. Pour la chercheuse Sonia Ben Slimane «  il y a une nécessité à investir dans le système de recherche et d’éducation » le but ? « Favoriser la culture de l’innovation et la créativité » répond la chercheuse. 

Elle n’hésite d’ailleurs pas à livrer un ensemble de recommandations allant du rapprochement entre l’Industrie et le système d’éducation et de recherche à la protection de la propriété intellectuelle, sans oublier d’aborder la question financière. Une question au cœur de laquelle se situe Yomken. La plateforme égyptienne met en lien, à travers « des challenges », les entreprises, ONG, industries avec les « jeunes aux idées innovantes et créatives » souligne son fondateur Tamer Taha, dont la plateforme opère depuis le Caire dans plusieurs pays. 

La variable financière est également abordée par le Dr. Jocelyn Ventura du FEMISE. Citant certains secteurs comme l’aéronautique au Maroc, le pharmaceutique au Liban et en Jordanie, le chercheur vante les mérites d’une stratégie « où les décideurs locaux allouent les ressources à des secteurs bien identifiés ». En somme ? faire de « l’entrepreneur le révolutionnaire de l’économie » pour citer Joseph Schumpeter et sa théorie de l’évolution économique. 

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