Algérie : Son économie durement impactée par la crise du coronavirus
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Denys Bédarride
mercredi 2 septembre 2020 Dernière mise à jour le Mercredi 2 Septembre 2020 à 09:58

Pour le gouvernement algérien c’est l’heure de commencer à faire le bilan post-Covid. Le pays entame en effet sa première phase de dé-confinement et la récente réunion Gouvernement-Walis a avancé les chiffres vertigineux de l’impact négatif du coronavirus sur l’économie algérienne. 

Selon un article du quotidien Reporters qui dévoile une étude d’évaluation de l’impact concret de la pandémie du coronavirus sur l’économie du pays et sa société menée par Chawki Acheuk Youcef et son département pendant la crise, 333 932 salariés ont vu une diminution significative de leur activité

Parmi ceux-ci, 52 367 d’entre eux ont assisté à une fermeture provisoire de leur entreprise, et seulement 16 609 ont pu poursuivre leur activité correctement. Cette étude menée par L’Agence nationale de l’emploi ANEM montre également que 200 000 salariés ont vu la rupture de leurs revenus et 180 000 n’ont pas perçu leurs salaires à temps.

Bien entendu le secteur de l’emploi est en forte régression aussi, les organismes internationaux prévoient une nette augmentation du chômage avec un taux avoisinant les 15% en Algérie pour l’année 2020, ce qui représente environ 500 000 emplois supprimés. Toujours selon l’ANEM, les placements opérés par ses équipes ont également reculés de 25 969 au mois de janvier 2020 à moins de 5000 placements en avril de cette année.

Le secteur touristique est sans conteste le plus touché par la pandémie de covid

La crise du coronavirus touche profondément tous les secteurs de l’économie du pays, cependant les plus touchés sont tous ceux qui dépendent de l’activité touristique en l’occurence les secteurs des transports, la restauration, l’hôtellerie et l’artisanat. D’autres secteurs comme l’énergétique et le commerce hors agroalimentaire tels que l’industrie pharmaceutique et parapharmaceutique ont également subi l’impact de la crise. 

Les transports publics à eux seuls accusent une perte nette de 19,5 milliards de dinars.

Les données du ministère du travail et de la Sécurité sociale dévoilés par cette même source sont inquiétants. Les hôtels et les agences de voyages on perdu plus de 80 milliards de dinars. 

En ce qui concerne les artisans qui dépendent énormément de l’activité touristique, ils ont vu leur activité baisser de 80 à 100% et une absence de clientèle de l’ordre de 70 à 100%, le tout additionné à un manque à gagner de plus de 35 milliards de dinars. La crise du coronavirus a également directement touché près de 134 000 chauffeurs de taxi, 6883 autoécoles, 6224 examinateurs ainsi que 4421 agents de contrôle.

En ce qui concerne l’énergétique, l’entreprise Algérienne Sonatrach, une des plus importantes du secteur, enregistre une baisse de chiffre d’affaires s’élevant à 4,6 milliards de dollars en comparaison de 2019 sur la même période. Sonatrach pourrait ne pas se relever de cette crise et devra s’endetter fortement auprès de ses partenaires et de l’état. Pour finir le secteur marchand public accuse une perte de 63,83 milliards de dinars. Le ministère des Transports a déclaré qu’il soutiendrait les compagnies publiques par le biais d’aides financières.

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