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Thibault Bluy
mercredi 7 octobre 2020 Dernière mise à jour le Mercredi 7 Octobre 2020 à 23:15

En Jordanie, la récession devrait s’établir à plus de 5,5 % du PIB en 2020. Dr Maher Al Mahrouq, président de la Chambre jordanienne d’industrie, met l’accent sur les enseignements positifs de la crise liée au coronavirus, évoquant notamment les vertus du dialogue social et de la coopération méditerranéenne.

D’après les chiffres dévoilés début octobre, le taux de croissance de l’économie jordanienne devrait s’établir à – 3,6 % au deuxième trimestre 2020. Sur l’ensemble de l’année, les prévisions de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI) chutent même à – 5,5 %.

À titre d’exemple, le secteur touristique, qui contribue d’ordinaire à hauteur de 12 % à 15 % au produit intérieur brut (PIB), devrait enregistrer des résultats quasi nuls. En parallèle, le taux de chômage a crû de 19 % à 23 % depuis le début de la crise.

L’expérience BUSINESSMED

Dr Maher Al Mahrouq, président de la Chambre jordanienne d’industrie, a participé le 6 octobre au Forum sur le dialogue social, quatrième conférence ministérielle de l’Union pour la Méditerranée (UpM). Pour ce membre actif du réseau BUSINESSMED, le contexte met plus que jamais en avant la nécessité de coopérer à l’échelle méditerranéenne.

« Grâce à BUSINESSMED, nous n’échangeons plus seulement notre expérience et notre connaissance avec nos voisins du sud de la Méditerranée, avec qui nous partageons de nombreux traits communs. […] Nous partageons également avec des pays développés, ce qui peut nous aider à accroître notre expertise et le bénéfice de notre rôle dans le dialogue social », estime-t-il.

Optimisme

Selon Dr Al Mahrouq, la crise économique engendrée par la pandémie de coronavirus a également permis de remettre le dialogue entre employeurs et employés au cœur de la relation de travail. Et donne matière à optimisme.

Je pense que le pire est derrière nous. Je m’en réjouis, parce que je pense que nous avons assez bataillé avec cette sombre Covid-19.

Dr Maher Al Mahrouq, président de la Chambre jordanienne d’industrie

« Je pense que le pire est derrière nous, commente-t-il. Je m’en réjouis, parce que je pense que nous avons assez bataillé avec cette sombre Covid-19 et avec ses conséquences inattendues. Des temps plus radieux nous attendent, car beaucoup de changements sont intervenus à cause de la Covid-19, que ce soit dans les comportements individuels, dans les comportements économiques, dans les structures et les méthodes de business. »

« Beaucoup d’événements se sont produits, qui peuvent améliorer notre niveau de productivité, notre environnement des affaires, et développer le concept de dialogue social. Cela peut être une bonne opportunité pour apprendre mieux et dans un temps plus court. Malheureusement, une autre crise que nous aurions à affronter pourrait ne pas nous laisser une telle chance. Nous devons être beaucoup plus et mieux préparés », conclut-il.

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