Libye : Un accord historique de cessez-le-feu permanent entre les belligérants
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Denys Bédarride
lundi 26 octobre 2020 Dernière mise à jour le Lundi 26 Octobre 2020 à 11:17

Après cinq jours de négociations, l’ONU a annoncé la signature d’un accord de cessez-le-feu permanent entre le Gouvernement libyen d’union nationale de Fayez al-Sarraj et les autorités de l’Est soutenues par le maréchal Khalifa Haftar. L’institution salue un événement « historique » ouvrant la voie « vers la paix ».

En Libye, les deux parties en conflit pour le contrôle du territoire national ont signé à Genève, en Suisse, un accord de cessez-le-feu permanent. C’est ce qu’a annoncé vendredi 23 octobre l’ONU, qui a salué une « réalisation historique ».

Le nouvel accord impose un « cessez-le-feu permanent dans toutes les régions de la Libye », après des affrontements qui durent depuis neuf années. Il intervient après que l’ONU a annoncé, le mercredi 21 octobre, des accords pour ouvrir plusieurs routes aériennes et terrestres dans le pays et pour prendre des mesures visant à relancer l’industrie pétrolière, vitale pour la Libye.

Un chemin « long et difficile »

Depuis 2014, le Gouvernement d’union nationale (GNA), reconnu par la communauté internationale et dirigé par Fayez al-Sarraj, s’oppose au gouvernement de Tobrouk, soutenu par le maréchal Khalifa Haftar, dans une Libye où s’exerce de plus en plus l’influence des forces étrangères.

Depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011, les deux forces revendiquent la légitimité du pouvoir libyen, et ont, malgré de nombreuses négociations, toujours échoué à s’entendre pour ramener la paix dans le pays.

« Le chemin vers un accord de cessez-le-feu permanent a souvent été long et difficile », a déclaré Stephanie Turco Williams, envoyée des Nations unies pour la Libye, exprimant l’espoir que l’accord réussirait « à mettre fin aux souffrances des Libyens et à permettre aux personnes déplacées par le conflit de retourner dans leurs foyers ».

Manifestations populaires

Alors que la démission du Premier ministre Fayez al-Sarraj est prévue pour la fin de ce mois, ce nouvel accord représente une lueur d’espoir pour la population libyenne épuisée par des années de guerre. En septembre, le gouvernement de Tobrouk, non reconnu par la communauté internationale, a lui aussi démissionné à la suite de manifestations populaires.

D’après l’ONU, « ce succès représente un tournant important vers la paix et la stabilité en Libye ».

Source : Agence Ecofin.

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