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Fiona Urbain
mercredi 2 décembre 2020 Dernière mise à jour le Mercredi 2 Décembre 2020 à 20:50

La 4ème édition de Méditerranée du Futur, un événement organisé par la Région Sud Provence-Alpes Côte d’Azur s’est tenue en 100% digital cette année. Au coeur des débats un thème qui résonne particulièrement avec l’actualité : : « De la peste au covid, 300 ans de résistance aux pandémies en Méditerranée ».  Une soixantaine d’experts de 43 nationalités ont pu échanger sur le combat contre les pandémies et comment mieux coopérer entre les deux rives de la Méditerranée. Ecomnews Med a pu suivre pour vous cette journée de débats. Voilà ce qu’il faut en retenir. 

En ouverture de la quatrième édition de Méditerranée du Futur, l’évènement international organisé par la Région Sud, Renaud Muselier, son Président a expliqué : « La Méditerranée a besoin d’espaces de dialogue qui ne s’éteignent jamais. La Méditerranée a besoin de solidarité constante entre ses territoires. La Méditerranée a besoin qu’on parle de ce qui l’unit plutôt que de ses divisions. »

L’ambition portée par le Président de la Région Sud est de générer une dynamique collective visant à faire de la région le porte-drapeau de la politique méditerranéenne de la France. L’événement « Méditerranée du futur » réunit une fois par an à Marseille l’ensemble des partenaires méditerranéens afin de partager les bonnes pratiques autour d’enjeux spécifiques et défis communs.

Après le climat, la jeunesse et l’investissement sur les deux rives, cette année, le thème était au coeur de l’actualité : « De la peste au covid, 300 ans de résistance aux pandémies en Méditerranée »

« La Méditerranée est le théâtre de toutes les résistances. Nous avons espoir en l’avenir : les peuples de Méditerranée se sont toujours relevés des maladies qui les ont frappées » a assuré Renaud Muselier.

Méditerranée du Futur : Quelle coopération face aux pandémies entre les deux rives ?

Marseille a été marquée par les épidémies durant son histoire. Grand port méditerranéen, les échanges humains et commerciaux en ont fait le point d’entrée de plusieurs des grandes épidémies qui ont frappé l’Europe occidentale. 

Au cours de cette journée, une soixantaine d’experts de 43 nationalités ont pu échanger sur le combat contre la maladie. Si la Région Sud a, dès le début de l’épidémie liée à la Covid 19 déployé tous ses efforts et tous ses moyens pour atténuer les effets de cette crise sur le territoire régional, elle reste persuadée que la réflexion doit se mener à un autre niveau, méditerranéen voire mondial. 

Nous devons croire en l’importance du dialogue, de la solidarité internationale et des partenariats pour renforcer les mécanismes de coopération internationale et assurer un avenir durable à tous” a expliqué SAS Le Prince Albert II de Monaco.

Pour Stella Kyriakides, Commissaire européenne à la santé et à la sécurité alimentaire : « La COVID19 nous a tous mis au défi. Mais cette crise a également fait ressortir le meilleur de l’humanité. Les voisins se soutiennent les uns les autres. Les professionnels de la santé et les travailleurs de première ligne font des sacrifices incroyables et la coopération mondiale s’est accrue. Elle a montré que les meilleures armes sont la science, la solidarité et le multilatéralisme. »

« Cette crise montre la nécessité de repenser nos systèmes économiques et de favoriser les échanges entre les pays méditerranéens. Il s’agit de créer des chaînes d’approvisionnement régionales » a expliqué  Nasser Kamel Secrétaire général  de l’Union pour la Méditerranée.

Le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus,  directeur général de l’OMS est aussi intervenu : « Des actions fortes sont nécessaires pour que nous soyons tous mieux armés lors des prochaines crises : coopération sanitaire globale, renforcement des systèmes de santé et répartition équitable des médicaments et vaccins. » 

Le célèbre professeur marseillais Didier Raoult a eu l’occasion de partager son analyse sur la gestion de l’épidémie de Covid 19. « En Europe, le degré d’impréparation est effrayant ! » a t’il expliqué. « La lutte contre les épidémies est un domaine régalien. On ne dirige pas la lutte contre une telle épidémie depuis un bureau à Bruxelles ou à Genève, mais depuis le terrain ».

Selon lui, « c’est l’industrie pharmaceutique qui dirige la thérapeutique dans le monde. Nous avons un patrimoine de molécules chimiques absolument considérable, dont beaucoup d’entre elles sont d’origine naturelle et ont des actions multiples, qui n’ont pas été évaluées et qui ne pourront pas l’être, car elles ne sont pas rentables ».

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