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#Commerce #EchangesMediterraneens #Economie #TURQUIE
Denys Bédarride
vendredi 5 mars 2021 Dernière mise à jour le Vendredi 5 Mars 2021 à 08:44

Selon les données de l’Institut statistique de Turquie, les échanges commerciaux de la Turquie ont enregistré en 2020 leur plus bas niveau depuis 2016 entraînant un creusement du déficit de la balance commerciale. L’Union européenne demeure le premier partenaire commercial de la Turquie

L’Institut statistique de Turquie (Turkstat) vient de rendre public les chiffres du commerce extérieur pour 2020. Malgré un rebond de la demande étrangère, la crise sanitaire a eu un effet significatif sur les échanges commerciaux de la Turquie qui, avec 389 Mds USD, enregistrent le chiffre le plus bas depuis quatre ans.

S’élevant à 169,5 Mds USD sur l’ensemble de l’année, les exportations turques se sont diminué de -6,3%. Selon Turkstat, la baisse des exportations, concentrée entre mars et mai, est liée à la contraction de la demande mondiale due à la crise sanitaire. Les importations, quant à elles, sont montées à 219,4 Mds USD (+4,3%). Elles ont significativement diminué au début du 2ème trimestre, reculant respectivement de -25% et -27,8% en avril et mai 2020 avant de rebondir dès la fin du 2ème trimestre, tirées à la hausse par une demande et une croissance dynamiques.

La contraction des exportations et la hausse des importations ont entrainé un creusement de 69,1% du déficit commercial de la Turquie, lequel se monte à -49,9 Mds USD. L’Union européenne demeure le premier partenaire commercial de la Turquie avec des échanges commerciaux stables (143,2 Mds USD).

La Turquie a exporté pour 69,9 Mds USD de biens (-8,8%) vers l’UE, qui absorbe ainsi 41,3% des exportations turques (contre 42,4% en 2019), et a importé pour 73,3 Mds USD de biens (+7,9%) en provenance de l’UE (soit 33,4% des importations turques, contre 32,3% en 2019). La part de marché de l’UE est stable, autour de 37%. Les données de Rurkstat fnt apparaître que le poids des principaux clients de la Turquie (Allemagne (16 Mds USD), Royaume-Uni (11,2 Mds USD), Irak (9,1 Mds USD) et Italie (8,1 Mds USD), recule respectivement de -3,9%, -0,4%, -10,6% et -17,2%  à l’exception des Etats-Unis (10,2 Mds USD, +13,5%) qui deviennent le 3ème client de la Turquie devant l’Irak.

Les exportations vers l’Espagne enregistrent une baisse sensible (6,7 Mds USD, -17,8%), reléguant le pays au 7ème rang de ses clients derrière la France (7,2 Mds USD, -9,5%). L’Institut statistique de Turquie note que la Chine devient le premier fournisseur de la Turquie (23 Mds USD d’importations, +20,3%) devant l’Allemagne (21,7 Mds USD, +12,6%). La Russie recule à la 3ème place (17,9 Mds USD, -22,7%) devant les Etats-Unis (11,5 Mds USD, -2,8%), l’Italie (9,2 Mds USD, -1,7%), l’Irak (8,2 Mds UDS, +206%, hausse causée par les importations exceptionnelles d’or), la Suisse (7,8 Mds USD, +130%) en lien avec les importations d’or).

Enfin, la France (7 Mds USD, +3,2%) devient le 8ème fournisseur de la Turquie maintenant sa part de marché à 3,2%.

Depuis 2013, les deux principaux postes d’exportations demeurent identiques : « véhicules automobiles et leurs parties » (22,1 Mds USD) et « chaudières, machines, appareils, engins mécaniques et leurs parties » (16,8 Mds USD). Ils enregistrent toutefois une baisse significative, respectivement de -17,9% et -5,5%. Certains produits agricoles et agroalimentaires qui ont mieux résisté à l’impact de la crise sanitaire, ont connu une une hausse de leurs exportations : « fruits et noix comestibles » (4,8 Mds USD, +5,3%), préparations à base de céréales, de farines, de fécules ou de lait » (2,1 Mds USD, +8,8%)…

Les exportations de biens médicaux (masques, matériel de protection, équipements médicaux…) ont augmenté de +530% sur le seul 1er semestre.  Le poste « hydrocarbures » (28,9 Mds USD, -30,7%) domine les importations, devant les « pierres gemmes, métaux précieux » (26,6 Mds USD, +99%) en raison des achats d’or). Le poste « chaudières, machines, engins mécaniques et leurs parties » (25,2 Mds USD, +13,9%) est descendu à la 3ème place.

Par ailleurs, les importations de véhicules automobiles, qui atteignent 15,3 Mds USD, un niveau inédit depuis 2017, ont augmenté de +52,7% en raison, d’une part, d’un effet de base positif (faible niveau des ventes automobiles en Turquie en 2019) et, d’autre part, du niveau élevé de la demande domestique en 2020 alimentée par les facilités de crédit mises en place par les banques locales. 

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