La Turquie fait des appels du pied envers l’Egypte notamment pour calmer le jeu avec les grands acteurs de la sous-région
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Denys Bédarride
mardi 16 mars 2021 Dernière mise à jour le Mardi 16 Mars 2021 à 08:41

L’Egypte et la Turquie ont renoué des contacts diplomatiques cette année, les premières après des années de tension, depuis que l’armée égyptienne a renversé le président Mohamed Morsi, proche d’Ankara et alors allié du turc Recep Tayyip Erdoğan.

L’information a été rendue publique le 12 mars par le patron de la diplomatie turque, Mevlut Cavusoglu, qui souhaite notamment “une coopération accrue” entre ces deux puissances régionales de l’Afrique du Nord et Moyen-Orient : « Nous avons des contacts avec l’Egypte tant au niveau des services de renseignement qu’au niveau du ministère des Affaires étrangères […]. Les contacts au niveau diplomatique ont commencé. », déclare ainsi Cavusoglu, cité par l’agence de presse publique turque Anadolu.

Côté egypien, on reste plus laconique quant à ce premier rapprochement qui, s’il se consolide, pourrait avoir des répercussions au Moyen-Orient et au Sud de la Méditerranée. Ainsi, deux sources des renseignements égyptiens, citées par Reuters, déclarent que la Turquie avait en effet proposé une réunion pour discuter de coopération, mais elles ont laissé entendre que les contacts n’étaient encore que « préliminaires ». 

De même, l’agence de presse égyptienne MENA tempère en disant que « rien ne peut être décrit comme une ‘reprise des communications diplomatiques’» entre les deux pays, selon une source officielle.

Rappelons que les relations diplomatiques entre les deux nations sont plutôt glaciales, voire exécrables, ces dernières années, sur fond de rivalité géopolitique. Au point où l’Égypte d’Al Sissi, s’est même donnée pour objectif de contrer l’influence Turque dans le Sahel et en Afrique du Nord, où elle est grandissante.

De l’autre côté, pour la Turquie, ces appels du pied envers l’Egypte semblent destinés notamment à calmer le jeu avec les grands acteurs de la sous-région, alors qu’Ankara a déjà des relations tendues avec l’Arabie Saoudite, et est en désaccord avec les Émirats arabes unis, au sujet du conflit libyen.

Source Agence Ecofin et Agence Anadolu     

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