Tunisie : Affaiblissement de sa gouvernance et une marge de manoeuvre très faible pour lancer des réformes du secteur public
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Denys Bédarride
mardi 27 avril 2021 Dernière mise à jour le Mardi 27 Avril 2021 à 09:48

La Tunisie a officiellement demandé au Fonds monétaire international (FMI) un nouveau programme de financement le 19 avril, selon un communiqué publié le 25 avril par l’institution financière internationale.

La directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, a fait savoir par voie de communiqué que le Fonds avait reçu la demande tunisienne datée du 19 avril et qu’elle chargera une délégation pour mener des entretiens techniques dès qu’elle aurait reçu plus d’informations sur le programme de réformes économiques tunisien.

De son côté, le ministre tunisien de l’Economie, des Finances et de l’Appui à l’investissement, Ali Kooli, a indiqué dans une déclaration accordée à la radio privée locale « Mosaïque FM », que les négociations avec le FMI débuteront la semaine prochaine.

Il est prévu que le gouvernement tunisien présente un programme de réformes économiques au cours de ces négociations.

En avril 2016, le Conseil d’administration du FMI avait accepté d’octroyer à la Tunisie un prêt de 2,8 milliards de dollars sur 4 ans, dont elle n’avait perçu que 1,6 milliard de dollars, et ce, en raison de l’incapacité du gouvernement à mettre en œuvre l’ensemble des réformes structurelles prévues par le FMI.

La semaine dernière, le conseiller économique auprès du chef du gouvernement tunisien, Abdessalem Abassi, avait déclaré que le programme de réformes économiques comportait 6 axes principaux.

Il est question essentiellement « de libérer l’économie des pratiques qui enfreignent les règles de la concurrence, d’améliorer le climat des affaires, de la politique fiscale et de la réforme du système de subventions », souligne Abassi.

Le 26 février, le Fonds avait appelé les autorités tunisiennes à la nécessité de réduire la masse salariale (représentant 17,6% du PIB) et les subventions à l’énergie, et de donner la priorité aux dépenses dans les secteurs de la santé, de l’investissement et de la protection sociale.

Source Agence Anadolu 

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