Maroc : Comment le secteur bancaire pourrait stimuler la reprise économique du pays ?
Chris Martin, https://bit.ly/3uoGWxx
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Noémie Bouisset
vendredi 28 mai 2021 Dernière mise à jour le Vendredi 28 Mai 2021 à 11:05

L’ensemble des institutions nationales marocaines estiment que le pays sortira de la récession économique en 2021. Ce, en partie, grâce à la bonne tenue du secteur bancaire du pays.

La note d’analyse sur « Le secteur bancaire marocain face à la crise Covid-19 », rédigée par CDG Capital Insight, indique que les banques marocaines seraient aptes à générer une croissance des bénéfices en 2021. Malgré les effets de la pandémie sur l’économie marocaine, les banques sembleraient bien armées pour répondre aux différentes difficultés qu’elles rencontrent.

La crise sanitaire a occasionné dans le secteur bancaire un taux d’intérêt bas, une accélération des créances en souffrance et un ralentissement de la distribution des crédits. Or, la note d’analyse de CDG Capital Insight précise que « la bonne tenue du PNB et de la structure des coûts couplée à la non récurrence de la contribution au fonds Covid devraient compenser largement la pression continue sur le coût du risque ». 

Ceci signifie que la note d’analyse anticipe une amélioration du PNB. Elle prévoit également une forte diminution des charges non-courantes, ce grâce à la non récurrence de la contribution au fonds Covid-19. Ces derniers facteurs manifesteraient une croissance positive pour l’année 2021. 

L’étude estime une bonne tenue du résultat brut d’exploitation en 2021 et un niveau élevé du coût du risque. Ces deux indicateurs restent cependant stables. L’évolution des différents facteurs est donc globalement positive et permettrait d’assurer une croissance des bénéfices pour l’année 2021.

Le secteur bancaire pourrait jouer un rôle important dans la relance économique du pays

L’activité des banques marocaines sur la dernière décennie leur permet une certaine robustesse face aux crises. En effet, elles se sont engagées dans le renforcement de leurs fonds propres, leur permettant de confronter plus aisément différentes contraintes réglementaires. Ces fonds propres sont passés de 72,3 milliards de dirhams marocains fin 2009, à 146,1 milliards de dirhams marocains fin 2019. Ils ont été davantage renforcés courant 2020. Ceci permettrait aux banques de rebondir face aux différents impacts de la crise sanitaire.

L’étude indique toutefois que le rôle du secteur bancaire dans la relance économique du Maroc est déterminé par les mesures de soutien engagées par le gouvernement et la banque centrale. « Dans ce sens, le secteur bancaire devrait continuer de bénéficier du plan de relance global et intégré, lancé par le gouvernement et qui vise l’accompagnement d’un redémarrage progressif de l’activité économique nationale avec une injection de liquidité », estimée à 120 milliards de dirhams marocains.

Sources : CDG Capital Insight, Agence Marocaine de Presse.

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