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Agence Ecofin
lundi 23 août 2021 Dernière mise à jour le Lundi 23 Août 2021 à 12:11

Les relations entre l’Ethiopie et la Turquie se sont renforcées, ces dernières années. Début août, le président turc Erdogan avait assuré l’Ethiopie de tout son soutien, en plein milieu d’une guerre civile qui suscite des critiques de la communauté internationale.


La visite officielle du Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, en Turquie, le 18 août, a marqué la célébration du 125e anniversaire des relations entre les deux pays. La cérémonie qui a eu lieu à Ankara, la capitale turque, a été l’occasion de signer plusieurs accords.

Trois accords concernant la coopération dans le domaine de l’eau, l’assistance financière et la coopération financière militaire et un accord-cadre militaire ont été signés au terme de la rencontre.

« Les accords que nous avons signés constituent un renforcement de nos relations. J’apprécie le soutien de la Turquie dans le développement continu et la stabilité de l’Ethiopie », a déclaré Abiy Ahmed.

Au total, Ankara a annoncé vouloir investir environ 2,5 milliards d’euros dans le pays du Négus.

La signature de ces accords intervient dans un contexte de crise en Ethiopie. En effet, le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF) mène une guerre contre le gouvernement fédéral qu’il a indiqué ne plus reconnaître. 

Le conflit qui connait une recrudescence, s’étend progressivement aux régions voisines, et le cessez-le-feu demandé par le Premier ministre Ahmed n’a pas permis de ramener la paix. De plus, le gouvernement fédéral a dû faire appel à la population afin qu’elle s’enrôle dans l’armée pour l’aider à combattre.

Dans un récent rapport, l’ONU a annoncé que « plus de 400 000 Ethiopiens risquent de mourir de faim » à cause de la crise tigréenne qui a coûté cher militairement au pays. 

La communauté internationale reste divisée sur le mode de règlement du conflit. Alors que les Européens préconisent une solution par la négociation, le gouvernement américain a décidé d’imposer des restrictions de visa à certains responsables érythréens (pour leur participation au conflit) et éthiopiens soupçonnés d’avoir envenimé la guerre.

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