Libye : Sa production de pétrole brut est passée de 700 000 à 900 000 barils par jour suite à l’achèvement des travaux de maintenance d’un oléoduc qui avait été mis hors service
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Denys Bédarride
mercredi 19 janvier 2022 Dernière mise à jour le Mercredi 19 Janvier 2022 à 11:49

L’oléoduc qui relie deux champs orientaux au plus grand terminal d’exportation du pays, Es Sider, avait été fermé pour maintenance. Un arrêt qui a occasionné une réduction de plus de 200 000 barils par jour de la production nationale.  

En Libye, le ministère du Pétrole a annoncé, le 10 janvier, que la production de pétrole brut du pays est passée de 700 000 à 900 000 barils par jour au cours du week-end dernier. Une embellie qui intervient après l’achèvement des travaux de maintenance d’un oléoduc qui avait été mis hors service plusieurs jours auparavant.

L’oléoduc dont il est question relie les champs pétroliers Samah et Dhuhra au terminal d’exportation d’Es Sider, le plus grand du pays. Il avait été fermé en raison de pannes opérationnelles sur les champs. Une situation qui a entrainé une réduction de la production pétrolière libyenne de 200 000 barils par jour.

Il faut signaler que cette interruption de la production libyenne est intervenue dans un contexte où la fermeture forcée du plus grand champ pétrolier du pays, Al-Sharara, ainsi que de certains autres gisements dans l’ouest, a réduit, de façon drastique, la production pétrolière du pays. Celle-ci est ainsi passée d’environ 1,3 million à moins de 800 000 barils par jour, soit le plus bas niveau depuis plus d’un an.

La production n’est cependant pas à l’abri d’interruptions futures, car le bras de fer entre le gouvernement et le Petroleum Facilities Guard (PFG), une force paramilitaire censée protéger les installations énergétiques, n’est pas encore réglé. Le PFG a en effet bloqué les principaux champs pétrolifères de l’ouest du pays pour faire pression sur le gouvernement afin que les arriérés de salaire soient payés.

Ceci laisse penser que les arrêts de production pourraient se poursuivre dans un contexte où toute baisse durable de la production en Libye, pourrait mettre à mal les efforts déployés par l’OPEP et ses partenaires pour stimuler l’offre nationale et relancer l’économie. La Libye reste exemptée de quotas de réduction de sa production pétrolière.

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