Face à l'augmentation des flux de voyageurs dans la région de Casablanca, le Maroc accélère le développement des transports collectifs. Le ferroviaire figure parmi les principaux leviers retenus pour améliorer la mobilité métropolitaine.
L’Office national des chemins de fer (ONCF) du Maroc a lancé deux appels d’offres d’un montant cumulé de 480 millions de dirhams (environ 51,3 millions USD) pour la construction de 9 nouvelles gares du futur Réseau express régional (RER) de Casablanca. Les travaux prévus sont répartis en deux lots. Le premier concerne la construction de 4 gares pour un montant de 216 millions de dirhams, tandis que le second porte sur 5 autres gares pour 264 millions de dirhams.
Ce projet s’inscrit dans la stratégie des autorités pour renforcer la mobilité urbaine et périurbaine au sein du pôle économique du royaume chérifien. L’ONCF vise, sur certains tronçons du futur RER, une fréquence pouvant atteindre un train toutes les 15 minutes. Le RER doit également améliorer la desserte des principaux pôles résidentiels et économiques de l’agglomération, ainsi que des infrastructures stratégiques telles que l’aéroport Mohammed V et le futur Grand Stade Hassan II.
Cet investissement survient dans un contexte de forte pression sur les infrastructures de transport de Casablanca. Selon la Banque mondiale, le Grand Casablanca, qui regroupe la ville elle-même, ainsi que les zones urbaines environnantes, concentre plus de 13 % de la population marocaine, soit près de 5 millions d’habitants, sur moins de 1 % du territoire national. L’agglomération accueille en outre plus de 50 000 nouveaux habitants chaque année.
L’institution souligne que la croissance rapide de la demande de mobilité, conjuguée à un défaut d’investissement prolongé, a entraîné une forte congestion routière. Environ 20 % du parc automobile national circule dans le Grand Casablanca, tandis que les dépenses liées aux déplacements urbains représentent entre 10 % et 20 % des revenus des ménages.
Pour répondre à ces défis, les autorités marocaines ont engagé ces dernières années plusieurs projets d’extension des services de transport collectif, notamment avec les lignes T3 et T4 du tramway, ainsi que les lignes BW1 et BW2 du réseau de busway.
A terme, le RER de Casablanca comprendra 3 lignes totalisant 92 kilomètres, et 18 stations. Le réseau reliera notamment la ville à Mohammedia, Benslimane et Nouaceur, renforçant ainsi les connexions entre les principaux bassins d’habitat, d’emploi, et les équipements structurants de la région.
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