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#Agriculture #Alimentaire #Importation #MAROC
Agence Ecofin
Aujourd'hui Dernière mise à jour le Mercredi 11 Février 2026 à 05:33

Au Maroc, le secteur agricole contribue à hauteur de 10 % au PIB. La sécheresse qui a sévi ces dernières années a affecté les performances de filières stratégiques pour la sécurité alimentaire telles que la céréaliculture et l’élevage, obligeant le pays à accroître sa dépendance aux importations.

Au Maroc, la facture de l’ensemble des dépenses effectuées pour l’achat de produits alimentaires s’est établie à 94,6 milliards de dirhams (10,3 milliards $) au terme de l’année 2025. C’est ce qu’indique l’Office marocain des changes dans son rapport mensuel de décembre 2025 sur le commerce extérieur.

L’enveloppe annoncée affiche une hausse de 3,3 % par rapport à celle qui y était consacrée un an plus tôt. Parmi les principaux postes de dépense figurent notamment le blé, le sucre, le maïs et les animaux vivants. Ensemble, ces 4 catégories de produits ont représenté près de 42 % de la facture des importations alimentaires de 2025, soit 39,7 milliards de dirhams (4,34 milliards $).

Bétails vivants, moteur de la croissance des achats

Les données compilées par l’OMC montrent que les achats d’animaux vivants ont grimpé de 25 % d’une année sur l’autre pour atteindre 6,97 milliards de dirhams (762,7 millions $), ce qui en fait la catégorie de produits alimentaires ayant affiché la plus forte croissance d’une année sur l’autre dans le top 4.

Il faut noter que le contexte marocain favorisait particulièrement les importations de bétail. Dans le cadre de la Loi de finances 2025, le gouvernement a en effet introduit la suspension des droits d’importation et de la TVA appliqués aux importations de bovins, ovins, caprins et camélidés du 1er janvier au 31 décembre 2025.

Selon les informations relayées par les médias locaux, le quota pour les importations de bovins a même été doublé pour passer à 300 000 têtes en août dernier. Et pour cause, l’objectif était d’assurer un approvisionnement normal du marché en animaux domestiques et viandes fraîches ainsi que de soutenir la reconstitution du cheptel national décimé par un cycle de sécheresse qui a sévi au cours des 7 dernières années.

Les derniers recensements effectués par le ministère de l’Agriculture en 2025 ont d’ailleurs révélé que le pays a déjà perdu 38 % de son effectif de bovins et d’ovins depuis 2016.

En dehors des animaux vivants, la facture des achats de maïs a également affiché une croissance de 18,5 % d’une année sur l’autre, tandis que le sucre et le blé ont vu la valeur de leurs achats baisser respectivement de 18 % et 5,8 % sur la même période.

Globalement, les importations de produits alimentaires ont représenté 11,5 % de la facture totale des importations marocaines, qui se sont établies à 822,2 milliards de dirhams (89,9 milliards $) en 2025.

Une balance commerciale agricole déficitaire

Il faut noter que le Maroc a importé plus de produits alimentaires qu’il n’en a exportés en 2025. Selon les données compilées par l’OMC, les recettes d’exportation de produits alimentaires se sont établies à 86,8 milliards de dirhams (9,4 milliards $), enregistrant une baisse de 0,1 % d’une année sur l’autre.

Ainsi, le pays d’Afrique du Nord affiche un déficit commercial de 7,78 milliards de dirhams (850 millions $) pour les produits alimentaires. Par ailleurs, les exportations de cette catégorie de produits ont représenté près de 19 % des recettes d’exportation totales réalisées par le Maroc, qui se sont chiffrées à 469 milliards de dirhams (51,2 milliards $) en 2025.

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