Tunisie : l’économie passée au crible par deux experts
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Camille Dubruelh
mercredi 3 juillet 2019 Dernière mise à jour le Mercredi 3 Juillet 2019 à 09:16

Lors de la conférence du réseau de chercheurs méditerranéens FEMISE à Bruxelles, de nombreux spécialistes étaient présents. Ecomnews Med en a profité pour interroger deux d’entre eux au sujet de l’économie tunisienne. Interviews.

“La révolution tunisienne, ça n’a pas de prix, mais ça a un coût”. C’est le constat que dresse Zouhair El Kadhi, directeur général de l’Institut Tunisien de Compétitivité et des Études Quantitatives.

Lors de la conférence du réseau de chercheurs méditerranéens FEMISE à Bruxelles, de nombreux experts étaient présents. L’occasion d’évoquer la situation économique et les perspectives d’avenir des pays de la région, notamment de la Tunisie. Flexibilité du dinar, exportations, nouveaux marchés à conquérir, deux specialistes de l’économie ont répondu aux questions d’Ecomnews Med. 

Huit ans après la révolte populaire, l’économie du pays peine encore à se redresser. Si certains secteurs s’améliorent, le chômage structurel de masse, les finances publiques et la faiblesse des exportations pèsent encore lourdement sur le climat. Une certitude pour les experts, des réformes sont nécessaires, à court comme à long terme.

La Banque centrale, pilier des réformes

“La Banque centrale peut prendre en charge une série de réformes, en particulier celles qui touchent à la stabilité du système financier” explique Sami Moulay, professeur d’économie à l’Université de Tunis et chercheur au FEMISE.

Les questions économiques seront sans aucun doute au coeur des élections présidentielle et législatives prévues en novembre 2019. “Nous avons réussi la transition politique, reste aujourd’hui le défi économique”, assure Zouhair El Kadhi, en pariant : “L’économie dominera sur le politique pour les cinq prochaines années”. 

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