Méditerranée : Le CIHEAM-IAMM au coeur d’une initiative en faveur des zones arides
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Sami Bouzid
vendredi 11 octobre 2019 Dernière mise à jour le Vendredi 11 Octobre 2019 à 15:11

Le Directeur de l’Institut Agronomique Méditerranéen de Montpellier (CIHEAM-Montpellier), Pascal Bergeret, s’est rendu à Rabat au Maroc du 8 au 11 septembre pour participer à un atelier sur le futur agricole des zones arides, dans le cadre de l’initiative DryArc. Coup de projecteur d’Ecomnews Med.

Il y avait du beau monde à Rabat pour l’atelier organisé par le Centre international de recherche agricole dans les zones sèches (ICARDA) sur l’avenir agricole des zones arides.

Ainsi, huit centres du Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (GCRAI), l’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), ou encore le CIHEAM-Montpellier, pour ne citer qu’eux, ont pris part à cet atelier.

Pour quel objectif ?

Avant tout pour renforcer la résilience des communautés rurales et des systèmes agroalimentaires dans les zones arides du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, de l’Asie du Sud, du Centre et de l’Ouest, ainsi que de l’Afrique sahélienne, régions cibles de DryArc.

Une initiative alignée également sur les Objectifs de développement durable (ODD) des Nations unies pour 2030 et qui se conjugue en quatre piliers :

  • Combiner les connaissances (locales, régionales et internationales) pour concevoir des innovations systémiques.
  • Accélérer la mise à l’échelle d’innovations ayant un impact significatif.
  • Intégration continue de technologies de rupture.
  • Un environnement institutionnel favorable (prise de décision, capacité d’absorption, investissement).

Des objectifs qui peuvent être atteints grâce à « une coopération pour le développement », souligne Pascal Bergeret, Directeur du CIHEAM-Montpellier. Pour ce dernier, « il ne faut pas répéter les erreurs du passé, en basant la coopération principalement sur un aspect commercial».

L’urgence climatique et l’impératif de développement durable

De l’Afrique sahélienne à l’Asie centrale, l’initiative DryArc couvre une large zone, fortement exposée au réchauffement climatique. Celle-ci est d’autant plus vulnérable qu’elle connait une forte croissance démographique et une instabilité politique chronique.

Une urgence cernée par DryArc et l’ensemble des acteurs internationaux, mais qui doit se conjuguer à ce que Pascal Bergeret appelle les « Quick Wins ». En clair « faire ce qu’on peut réussir rapidement, pour pouvoir enclencher des boucles positives de rétroaction ».

Pour l’agro-économiste,  « il ne faut pas se tromper dans les priorités, car l’adaptation au changement climatique se fera sur un temps long et pas du jour au lendemain ». Une acclimatation qui se fera au rythme des idées qui ruissellent des différentes sphères, mais aussi des différentes régions. On notera la participation par exemple de l’Académie chinoise des sciences agricoles à cet évènement.

Il y avait donc du beau monde à Rabat pour évoquer urgence climatique et développement durable, « les deux côtés de la même pièce », comme le résumait Ban Ki Moon, ancien Secrétaire général de l’ONU.

Pour aller plus loin sur ce sujet : 

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