Libye : Le maréchal Haftar annonce la levée du blocus sur la production et l'exportation de pétrole 1
#Guerre #NOC #Petrole #LIBYE
Denys Bédarride
mardi 22 septembre 2020 Dernière mise à jour le Mardi 22 Septembre 2020 à 10:29

Cette annonce a été faite dans un discours télévisé du maréchal Khalifa Haftar, quelques heures après une déclaration de la Société pétrolière nationale libyenne (NOC) disant s’opposer à « la politisation du secteur pétrolier et à son utilisation comme monnaie d’échange en vue de réaliser des objectifs politiques ».

« Il a été décidé de reprendre la production et l’exportation de pétrole avec toutes les conditions et les procédures à même de garantir une distribution équitable des revenus financiers », a déclaré Haftar.

Les milices étrangères et les groupes fidèles au maréchal – soutenus par la Russie et les Émirats arabes unis – ont depuis le 17 janvier imposé un blocus sur l’exploitation des champs et des installations pétrolières libyennes.

Le 12 août, la NOC a déclaré que les pertes totales sur la production pétrolière, après 208 jours de blocage, s’élevaient à quelque 8,22 milliards de dollars.

Les réserves de pétrole libyennes représentent une capacité de production de 1,22 million de barils par jour. Cependant, en raison du conflit interne, le volume est tombé actuellement en dessous de 90 000 barils.

Escalade militaire

Dans son discours, Khalifa Haftar n’a pas fait référence à l’initiative de cessez-le-feu qui est en cours dans le pays depuis environ un mois.

Selon lui, « toutes les initiatives qui ont à ce jour été annoncées pour résoudre la crise se sont soldées par un échec total. […] Les initiatives qui ont été annoncées sous le signe d’un règlement global se sont concentrées sur le partage du pouvoir sans se soucier du citoyen. »

Haftar s’en est tenu à l’option militaire, en affirmant : « Ne négligez pas les acquis pour lesquels nos soldats ont donné leur vie. Nous nous battrons pour préserver l’unité de la Libye. »

Démission de Fayez al-Sarraj

Le Président du Conseil de la présidence libyenne, Fayez al-Sarraj, a exprimé mercredi son intention de remettre le pouvoir « à la prochaine autorité exécutive » au plus tard fin octobre. Une initiative saluée et louée par les Nations unies, les États-Unis et l’Allemagne.

Sarraj, qui dirige le gouvernement libyen reconnu internationalement, a déclaré que depuis la formation de ce dernier, il « n’a pas pu évoluer dans un environnement favorable, mais a été exposé chaque jour à des complots et des conspirations tant internes que venant de l’extérieur du pays ».

La Libye est déchirée par la guerre civile depuis l’éviction de l’ancien dirigeant Mouammar Kadhafi en 2011. Le gouvernement d’entente nationale a été formé en 2015 dans le cadre d’un accord conclu sous l’égide des Nations unies, mais les efforts pour un règlement politique à long terme ont échoué, et une offensive militaire lancée en avril 2019 a fait des milliers de victimes.

Source : Agence Anadolu.

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