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#Decideurs #Ecologie #Energie #Gaz #ALGERIE
Denys Bédarride
jeudi 24 septembre 2020 Dernière mise à jour le Jeudi 24 Septembre 2020 à 09:39

Pionnier africain en termes d’exploration dans le schiste, l’Algérie cherche à augmenter ses ressources d’exportation en lançant de nouveaux programmes d’exploration dans le sud du pays. Chems-Eddine Chitour, ministre de la Transition énergétique, n’est cependant pas favorable à cette décision.

Dans un entretien au cours de l’émission Le Soir d’Algérie, le ministre de la Transition énergétique Chems-Eddine Chitour a affiché son opposition au développement de projets liés au gaz de schiste dans le sud de l’Algérie.

Il explique qu’il y a des risques de pollution sur le plan écologique et environnemental, rappelant que le Sahara algérien renferme une nappe phréatique de 45 000 milliards de m3 d’eau douce, une faune, une flore et des populations très dépendantes de cet écosystème. La région a subi les pires désastres, dont les essais nucléaires français, et les travaux induits par une exploitation des ressources gazières de la région pourraient la mettre à nouveau en danger, a-t-il expliqué.

Le ministre défend ainsi une position contraire à celle du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, qui justifie, lui, son point de vue par le fait que le pays gagnerait énormément sur le plan économique avec l’exploitation du schiste.

Il faut noter que l’Algérie dépend presque totalement du secteur des hydrocarbures pour financer son budget. Le secteur a ainsi représenté 96 % des exportations du pays, 43 % des recettes fiscales et 21 % du PIB sur la période allant de 2004 à 2018, l’exposant aux fluctuations des cours de la matière première.

Se montrant sceptique, le ministre Chitour estime qu’il faut prendre avec beaucoup de prudence les données sur les réserves de gaz de schiste de l’Algérie, avancées par l’américain Halliburton. Celles-ci évoquent un potentiel de 27 000 milliards m3 présents dans le sous-sol du Sahara.

Selon des études menées par l’AIE (Agence internationale de l’énergie), la production de gaz de schiste en Algérie devrait représenter le tiers de la production totale de gaz du pays en 2040.

Source Agence Ecofin 

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