Brouillon auto 31
Tönnjes
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Denys Bédarride
mercredi 21 octobre 2020 Dernière mise à jour le Mercredi 21 Octobre 2020 à 17:42

Le 12 octobre, l’Organisation arabe pour l’industrialisation (AOI), l’une des plus grandes entreprises industrielles d’Égypte, et la société allemande Tönnjes ont signé un contrat de joint venture au Caire. Une installation de production locale sera créée, et l’État nord-africain y fabriquera à l’avenir toutes ses plaques d’immatriculation.

Cela signifie non seulement 60 nouveaux emplois sur site, mais aussi une usine dans laquelle les technologies les plus modernes, comme des robots d’estampage, seront utilisées. L’an dernier, l’AOI s’est prononcée en faveur de Tönnjes comme partenaire. Parmi la concurrence, la compétence technologique, les nombreuses années d’expérience et la stratégie de coopération mise en oeuvre par l’entreprise à l’étranger ont été décisives pour le leader du marché mondial, originaire de Delmenhorst, dans le nord de l’Allemagne.

« Au lieu de nous contenter d’exporter, nous investissons dans des coentreprises locales et nous y développons le marché avec nos partenaires locaux, a déclaré Markus Müller, directeur général de Tönnjes. C’est ce qui a finalement convaincu l’AOI. »

Coentreprise

Chaque année, entre trois et quatre millions de plaques d’immatriculation quitteront le nouveau site de production du Caire pour être remises aux propriétaires de véhicules par les autorités compétentes. Les plaques d’immatriculation seront ensuite estampées par IDeROBOTs made by Tönnjes.

Ces systèmes d’estampage hautement automatisés sont déjà utilisés entre autres à Dubaï, en Italie et aux Philippines. Une partie cruciale de la production et de la personnalisation est ainsi automatisée, ce qui garantit plus d’efficacité et moins de perte de matériaux.

Brésil, États-Unis, Suisse… Tönnjes est représenté sur plus de 50 sites à travers le monde, systématiquement sur la base de participations locales. Cela signifie que l’entreprise crée des joint ventures avec des actionnaires locaux. Le concept vise à renforcer l’économie du pays concerné, à créer des emplois ainsi qu’à améliorer la fiabilité.

« La pandémie illustre tout particulièrement les avantages de cette stratégie. Les entreprises peuvent toujours agir et restent largement indépendantes, même quand les chaînes d’approvisionnement s’effondrent », explique Müller. C’est pourquoi, malgré une conjoncture économique mondiale difficile, Tönnjes continue d’investir à l’étranger.

Plusieurs joint ventures en Afrique

Le coup d’envoi du projet était la signature d’un accord de coopération entre Tönnjes et l’AOI lors de la conférence « Compact with Africa » de Berlin en novembre 2019. À la chancellerie, des représentants des États africains et des pays du G20 ont discuté de la manière d’améliorer les conditions des investissements privés en Afrique. Avec la nouvelle installation de production en Égypte, l’État devient désormais moins dépendant des importations et ouvre la voie à de nouvelles étapes vers la numérisation.

Tönnjes a déjà créé plusieurs joint ventures sur le continent, par exemple en Afrique du Sud, au Sénégal et au Kenya. Dans ce dernier pays, les véhicules sont même équipés de l’autocollant de pare-brise IDeSTIX RFID, qui fait partie du système IDePLATE – une plaque d’immatriculation électronique avec une puce RAIN RFID intégrée pouvant être authentifiée par des lecteurs autorisés dans un trafic stationnaire et fluide. Cela permet des applications de mobilité intelligentes telles que les systèmes de péage, les contrôles d’accès ou la gestion du trafic.

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