Moyen-Orient/Afrique du Nord : Ce qu'il ne fallait pas manquer de l'actualité économique de cette semaine 12
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Denys Bédarride
lundi 9 novembre 2020 Dernière mise à jour le Lundi 9 Novembre 2020 à 12:39

Découvrez le condensé de l’actualité économique de la région MENA cette semaine réalisé avec l’appui de l’ Ambassade de France au Liban, Service Economique Régional de Beyrouth avec le concours des Services Economiques de la région (Amman, Bagdad, Erbil, Jérusalem, Le Caire, Téhéran et Tel Aviv).

Zoom sur l’actualité en Egypte :

Le Purchasing Managers’Index qui mesure les performances du secteur manufacturier s’est établi à 51,4 en octobre 2020. Après avoir mis un terme à 13 mois consécutifs de contraction en septembre en s’établissant à 50,4, l’indice atteint son plus haut niveau depuis 2014.


Le Purchasing Managers’Index indique une expansion de l’activité grâce à la hausse des commandes et de la production, malgré un ralentissement des exportations et surtout une baisse de l’emploi. Sur les dix mois de l’année, il a été ramené de 49,3 en 2019 à 45,3 en 2020.


L’indice de production manufacturière a été ramené de 118 points en août 2019 à 95 points en août 2020, soit une baisse de 19%. Calculé en moyenne sur les huit premiers mois de 2020, il est ramené de 118 points en 2019 à 103 points en 2020, soit une baisse de 12%. 


Le montant net des avoirs extérieurs détenus par la Banque Centrale a été ramené de 45,24 Mds$ (soit 7,7 mois d’importations de biens et services) fin octobre 2019 à 39,22 Mds$ (soit 8,3 mois d’importations de biens et services) à la fin du mois d’octobre 2020.


Le montant net des avoirs extérieurs détenus par le secteur bancaire serait passé de 10,65 Mds$ à 14,03 Mds$ entre août et septembre 2020, soit une augmentation de 32%, sa plus forte hausse depuis neuf mois. 


Selon la Banque Centrale, le montant des transferts d’épargne des travailleurs égyptiens expatriés est passé de 25,2 Mds$ (soit 8,3% du PIB) en 2018/2019 à 27,8 Mds$ (soit 7,7% du PIB) en 2019/2020, son plus haut niveau historique, soit une augmentation de 10,4%. 


Selon l’Organisation Mondiale du Tourisme (UNWTO), le nombre d’arrivées touristiques en Egypte a diminué de 70% sur les 8 premiers mois de 2020, enregistrant même une baisse de 100% au deuxième trimestre du fait de l’interruption de la quasi-totalité des vols commerciaux


Sur le premier semestre 2020, les recettes touristiques ont diminué de 55% (-90% au deuxième trimestre). L’Egypte avait enregistré, en 2019, 13 millions d’arrivées touristiques et 11,6 Mds$ (soit 3,2% du PIB) de recettes touristiques. 

Selon Goldman Sachs, l’Egypte devrait être l’un des quatre plus importants émetteurs de dette publique externe parmi les pays émergents en 2021, au côté de l’Arabie Saoudite, du Qatar et du Mexique. La banque évalue à 140 Mds$ le montant total des émissions émergentes.

Zoom sur l’actualité en Irak


Les exportations de pétrole brut sont passées de 3,536 Mb/j au cours des dix premiers mois de 2019 à 3,059 Mb/j au cours des dix premiers mois de 2020. Leur montant cumulé a été ramené de 65,8 Mds$ à 34,0 Mds$ dans le même temps. Le baril exporté s’est établi à 37,1$. 


A l’occasion du déplacement du Premier Ministre égyptien Mostafa Madbouli à Bagdad le 31 octobre, 15 accords principalement dans le domaine économique ont été signés. Ils couvrent les secteurs de la gestion de l’eau, du transport routier, de la Santé et de la construction.

Zoom sur l’actualité en Iran


Le montant total de la dette du secteur public au système bancaire est passé de 3,7 million milliards de IRR (28,8 Mds$) à la fin du premier semestre de 2019/2020 à 5 million milliards de IRR (24,5 Mds$) à la fin du premier semestre de 2020/2021, soit +36,9%. 


La dette du secteur privé au secteur bancaire aurait augmenté de 39,9% à 19,3 million milliards de IRR (soit 93,1 Mds$) entre le 1er semestre 2019 et le 1er semestre 2020. 


Le montant de la dette des banques et des établissements de crédit auprès de la Banque Centrale a été ramené de 1,21 million milliards de IRR (9,4 Mds $) au premier semestre de 2019/2020 à 1,29 million milliards de IRR (6,2 Mds $) au premier semestre de 2020/2021 soit +6%.


D’après la Banque Centrale, le montant total de la dette extérieure serait passée de 9,070 Mds$ à la fin du premier semestre de l’année 2019/2020 à 9,275 Mds$ à la fin du premier semestre de l’année 2020/2021, soit une augmentation de 2,2%. 


Le montant total des actifs étrangers de la Banque centrale serait passé de 10,25 million milliards de IRR (79,4 Mds $) à la fin du premier semestre de 2019/2020 à 12,84 million milliards de IRR (61,8 Mds$) à la fin du premier semestre de 2020/2021 soit une hausse de 25,3%


La masse monétaire serait passée de 21,2 million milliards de IRR à la fin du premier semestre de 2019/2020 à 28,9 million milliards de IRR à la fin du premier semestre de 2020/2021, soit une hausse voisine à 36,2%. 


L’indice des prix à la production pour l’industrie est passé de 546,4 à la fin du 2ème trimestre de 2019/2020 à 805,4 à la fin du 2ème trimestre de 2020/2021, soit une hausse de 47,4%. L’indice des prix à la production pour le secteur des mines a augmenté de 69,1% à 831,2.

Selon le Président de l’Administration des douanes, la valeur des échanges de biens hors pétrole brut aurait été ramenée de 50 Mds$ à la fin des sept premiers mois de 2019/2020 à 38,28 Mds $ à la fin des sept premiers mois de 2020/2021, soit une baisse voisine à 23%.


La valeur des exportations et des importations des biens s’établirait à 18,23 Mds$ et à 20,40 Mds$, soit un déficit commercial de -2,16 Mds$. Ses 5 principaux clients sont l’Irak 4,8 Mds $, la #Chine 4,4 Mds $, les Emirats Arabes Unis 2,2 Mds$ et la Turquie 1,4 Md$.


Les quatre principaux fournisseurs de l’Iran sont la #Chine avec 5,1 Mds $, les #Emirats_Arabes_Unis avec 4,7 Md $, la #Turquie avec 2,2 Mds $, l’#Inde avec 1,2 Md $ et l’#Allemagne avec près d’un milliard de $ d’exportations vers l’Iran.


La Compagnie nationale pour la distribution des produits pétroliers a organisé 2 nouvelles sessions de vente d’essence via l’IRENEX. 49 000 tonnes d’essence onshore à 87 octanes auraient été proposées à un prix moyen de 256,8$ la tonne. Aucun client ne se serait manifesté.


Dans le cadre des mesures prises pour endiguer la dépréciation de la monnaie locale, la Banque centrale aurait multiplié par dix (à 500 000 $) le plafond des ordres journaliers d’achat de devises sur le marché régulé des banques et bureaux de change au début d’octobre 2020

Israël : Le Malawi devrait être le premier pays africain à ouvrir une ambassade à Jérusalem 1

Zoom sur l’actualité en Israël


D’après le Bureau Central des Statistiques, le nombre de touristes arrivant en Israël a été ramené de 4 millions au cours des dix premiers mois de 2019 à 858 000 au cours des dix premiers mois de 2020, soit une diminution de 79%


D’après le Bureau Central des Statistiques, le salaire mensuel moyen des employés israéliens s’établissait à 11 578 NIS (soit environ 3 410$) à la fin du mois d’août 2020, en hausse de 7,3% sur un an et en baisse de 0,7% par rapport à juillet 2020.

La Banque centrale a réduit les exigences en fonds propres des banques d’un demi point de pourcentage, afin de permettre à ces dernières d’octroyer davantage de crédits aux entreprises et aux ménages fragilisés par le coronavirus.


Les exigences en fonds propres de base (Tier 1) des grandes banques passent de 6% à 5,5% des actifs, tandis que ceux des petites et moyennes banques passent de 5% à 4,5% des actifs.


Les start-ups israéliennes auraient levé 8,8 Mds$ dont 800 M$ en octobre au cours des dix premiers mois de 2020 selon Start-up Nation Central, après 8,3 Mds$ levés sur l’ensemble de l’année 2019.


A compter du 1er novembre, il a été décidé le retour à l’école des élèves jusqu’au CM1 et l’ouverture des salons de coiffure et beauté. Au 8 novembre, il a été autorisé l’ouverture des magasins dans les rues. 4 clients autorisés à se trouver à l’intérieur du magasin.

Zoom sur l’actualité en Jordanie

La Jordanie a procédé au remboursement de 1,25 Md$ de principal en Eurobond, arrivé à échéance fin octobre 2020 et garanti par les Etats Unis.

Le gouvernement a annoncé la mise en place d’un couvre-feu complet de 4 jours, qui prendra effet une heure après l’annonce des résultats des élections législatives (vraisemblablement le mercredi 11 novembre à 17h).

Le montant total des échanges commerciaux entre la #France et la Jordanie a reculé de 18% entre les huit premiers de 2019 et les huit premiers mois de 2020 pour atteindre 123 M€.


Les exportations entre la #France et la Jordanie ont été ramenées de 131 M€ à 110 M €, soit une baisse de 16%, tandis que les importations sont passées de 18 M€ à 13 M€ dans le même temps, soit une baisse de 28%. L’excédent commercial s’élève ainsi à 96,5 M€.


Le fonds d’investissement jordano-saoudien annoncé en 2017 est opérationnel. Sa cible d’investissement a été rehaussée à 5 Mds$ au lieu de 3 Mds$. Les 2 premiers projets financés sont la construction d’un hôpital et la ligne ferroviaire Aqaba-Amman.


Selon le Ministère de l’Énergie, les importations de pétrole brut irakien sont passées de 8 770 b/j en octobre 2019 à 8 448 b/j en octobre 2020. L’accord signé entre les deux pays en février 2019 prévoit un volume d’importation jordanienne à hauteur de 10 000 b/j


Selon le Département des Terres et du foncier, la valeur des transactions immobilières a été ramenée de 5 Mds$ au cours des dix premiers mois de 2019 à 3,6 Mds$ à la même période en 2020, soit une baisse de 28%.


Trois postes frontaliers, l’un à la frontière avec l’#ArabieSaoudite, deux à la frontière avec Israël ont rouvert fin octobre pour les voyageurs et les transporteurs.


Selon le président de Jordan Silos & Supply, la Jordanie dispose d’une réserve stratégique de blé permettant de couvrir 18 mois de consommation.

Zoom sur l’actualité au Liban


D’après la Banque du Liban, le montant de ses avoirs bruts en devises a été ramené de 25,928 Mds$ le 30 septembre 2020 à 25,448 Mds$ le 30 octobre. A titre de comparaison, ce montant atteignait 37,27 Mds$ le 31 décembre 2019, soit une baisse des avoirs bruts de 32% en 2020


Le déficit public a été ramené de 2,410 Mds$ au cours des sept premiers mois de 2019 à 2,099 Mds$ au cours des sept premiers mois de 2020, soit une baisse de 12,9% sur un an. Les recettes ont été ramenées de 6,976 Mds$ à 5,496 Mds$ (-21,2%).


Le déficit public a été ramené de 2,410 Mds$ au cours des sept premiers mois de 2019 à 2,099 Mds$ au cours des sept premiers mois de 2020, soit une baisse de 12,9% sur un an. Les dépenses ont été ramenées de 9,386 Mds$ à 7,594 Mds$ (-19,1%) dans le même temps.


Le montant brut des transferts d’expatriés « Expatriates Remittances » de l’étranger vers le Liban serait ramené de 7,4 Mds$ en 2019 à 6,9 Mds$ en 2020 (-6,5% sur un an), soit un peu plus de 36,9% du PIB en 2020 (estimé à 18,7 Mds$ par le FMI).


Le montant brut des transferts d’expatriés Expatriates Remittances de l’étranger vers le Liban serait ramené de 7,4 Mds$ en 2019 à 6,9 Mds$ en 2020 (-6,5% sur un an). Il s’agit du 3ème ratio le plus élevé dans le monde après le Tonga (40,2% du PIB) et Haiti (38,2% du PIB).


Calculée par le Consultation and Research Institute (CRI), l’inflation s’établissait à 106,9% à la fin de septembre. Les principales augmentations ont concerné les biens de consommation durable (+290%), les vêtements (+147,6%), transports et télécommunications (+141,2%).


Le Purchasing Managers’ Index (PMI) est passé de 47 au cours des dix premiers mois de l’année 2019 à 40,1 au cours des dix premiers mois de l’année 2020.


D’après la Banque du Liban, le montant des chèques compensés a diminué de 4,1% entre les neuf premiers mois de l’année 2019 et les neuf premiers mois de l’année 2020.


D’après l’Association des Importateurs de Voitures au Liban, les ventes de voitures neuves au Liban ont diminué de 73,7% entre les neuf premiers mois de 2019 et les neuf premiers mois de 2020, pour s’établir à 5 513 unités à la fin du mois de septembre.

Zoom sur l’actualité en Palestine


Dans le contexte de la propagation du #COVID19, le président palestinien Mahmoud Abbas a annoncé une prolongation de 30 jours de l’état d’urgence dans les territoires palestiniens.


L’autorité palestinienne a versé 50 % des salaires du mois de septembre à ses agents, avec un plancher minimum de 1750 NIS (510 USD). Cela correspond à environ 60 % du montant total de la masse salariale due dans le contexte de crise des « Clearances Revenue ».

L’indice de la production industrielle a augmenté de 17,7 % entre les 9 premiers mois de 2020 et la même période en 2019. L’IPI de septembre a augmenté suite à la forte augmentation du secteur de l’énergie de 95,8% et les activités de distribution d’eau.


Palestine : L’indice des prix à la production est inférieur de 4,77 % sur les neuf premiers mois de 2020 comparé à la même période en 2019. L’indice des prix à la production des produits de consommation locale a atteint 94,64 en septembre 2020, soit une baisse de 4,92 %.


L’Extended PMA Business Cycle Index est passé de (-17,62) en octobre 2019 (-12,44 en Cisjordanie et -29,85 à Gaza) à (-29,8) en octobre 2020 (-26,4 en Cisjordanie et -37,9). Il est passé de -9,47 (-1,94 en Cisjordanie ; -27,24 à Gaza) en 2019 à -33,83 en 2020.

Zoom sur l’actualité en Syrie


La Banque centrale a annoncé une émission de certificats de dépôt pour le 15 novembre, la troisième de l’année, visant à lever des fonds pour financer l’Etat. 17 banques locales peuvent participer (7 publiques et 11 privées et les 3 institutions bancaires).


Après trois mois de stabilité, la livre syrienne s’est à nouveau dépréciée en octobre 2020 (-12%) pour se situer à son plus faible niveau historique sur le marché parallèle, 2510 SYP pour 1 USD. La livre syrienne accumule une dépréciation totale d’environ 98% depuis 2011.


Le 28 octobre, le régime a doublé le prix du pain subventionné (de 50 à 100 SYP) et plus que doublé le prix de la farine subventionnée vendue aux boulangeries (de 18500 à 40000 SYP la tonne), tout en réduisant le poids des portions de pain (de 1,3 à 1,1 kg).


Le 28 octobre, le régime a doublé le prix du pain subventionné (de 50 à 100 SYP) et plus que doublé le prix de la farine subventionnée. Le prix régulé n’avait pas évolué depuis 2015. Les pénuries de pain et de farine s’aggravent depuis septembre, sur fond de difficultés.

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