Tunisie : La société pétrolière norvégienne Panoro Energy, a annoncé la découverte d’un gisement de pétrole au terme du forage du puits Guebiba 10 sidetrack, dans le champ pétrolifère de Guebiba
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Denys Bédarride
mercredi 24 février 2021 Dernière mise à jour le Mercredi 24 Février 2021 à 09:23

Face au mécontentement populaire né du marasme économique en l’Algérie, le président Abdelmadjid Tebboune a promis de dissoudre le parlement, d’organiser des élections anticipées et de remanier le gouvernement.

Mohamed Arkab a été nommé au poste de ministre du Pétrole par le président algérien Abdelmadjid Tebboune lors d’un remaniement ministériel effectué le 21 février. Arkab qui, faut-il le rappeler, avait déjà occupé ce poste il y a deux ans, remplace Abdelmadjid Attar.

Ingénieur d’Etat en mécanique né en 1966, Mohamed Arkab a occupé de nombreux postes, dont celui de directeur général de l’entreprise ETTERKIB, de PDG de la Compagnie de l’Engineering de l’Electricité et du Gaz (CEEG) et de PDG de la société nationale de l’électricité et du gaz (Sonelgaz). C’est fort de cette expérience que le nouveau ministre cherchera à assurer une exploitation optimale des ressources énergétiques algériennes.

Le secteur souffre en effet depuis de nombreuses années d’une faiblesse des investissements précisément dans l’exploration et avec la pandémie de coronavirus les effets ont été exacerbés. Outre une stagnation de la production depuis plus de 10 ans, en 2020 par exemple, le volume global des exportations de pétrole et de gaz a atteint 82,2 millions de tonnes équivalents pétrole, pour une valeur de 20 milliards de dollars. Cela représente une baisse de 40 % et de 11 % respectivement par rapport à 2019.

Tout ceci représente un défi que doit relever le nouveau ministre dans un contexte de hausse de la demande domestique. Ainsi, le ministre en charge des Projections économiques, Cherif Belmihoub s’est exprimé au début de ce mois et a déclaré que l’Algérie pourrait cesser d’être un exportateur de brut d’ici les dix prochaines années si le pays ne parvient pas à obtenir les liquidités nécessaires pour développer de nouveaux projets en amont.

La production devra alors être consacrée à la satisfaction de la demande domestique qui ne cesse de grimper. Le pétrole et le gaz représentent 95 % des exportations du pays et la vente des combustibles compte à elle seule pour 60 % dans la part de financement du budget national.

Source Agence Ecofin 

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